France Domicile, première enseigne nationale de services à la personne. Appelez le 0826 27 15 15, du lundi au samedi de 8h à 20h : vous serez mis en contact avec la nouvelle enseigne créée en commun par la Mutualité française, l’UNA (Union nationale de l’Aide, des soins et des services aux domiciles) et l’UNCCAS (Union nationale des Centres communaux d’action sociale), qui est lancée, depuis le 14 février, dans six départements (22, 29, 35, 44, 56 et 51. Le reste du territoire sera couvert au printemps. 
Santé Social, février 2006 ; Actualités sociales hebdomadaires, 17 février 2006 ; www.francedomicile.fr, 14 février 2006
En réseau pour décider. 
« Droit au choix et droit au risque de la personne âgée vivant à domicile ou en établissement » tel était l’appel à projets lancé par la Fondation de France. Autrement dit, en particulier : comment réagir face aux problématiques des personnes âgées en situation de risque refusant de quitter le domicile ? Trois associations vendéennes ont répondu collectivement et remporté le grand prix. Elles en ont profité pour créer le Réseau d’aide décisionnelle aux réponses sociales (Radars), destiné à sortir de leur isolement pour résoudre des problèmes particulièrement délicats. Le réseau comporte des représentants des services de tutelle, d’aide à domicile, de psychiatrie et des services sociaux, avec la participation ponctuelle de médecins, voire d’élus ou de policiers. L’usager concerné est presque systématiquement invité à participer à la séance qui traite de son cas. 
Directions, février 2006
Deux nouveaux diplômes accessibles en VAE. 
Il s’agit du diplôme d’Etat d’aide médico-pédagogique (DEAMP), qui se substitue au certificat d’aptitude (CAFAMP), et du diplôme de technicien de l’intervention sociale et familiale (TISF). www.directions.fr, 14 mars 2006
2006, année de la validation des acquis de l’expérience. 
Tel est le thème choisi pour le numéro de février de la revue Directions. En 2005, 5 248 dossiers visant le titre d’aide-soignante ont été jugés recevables, 6 000 pour celui d’auxiliaire de vie sociale. Pour le premier de ces diplômes, une formation de 70 heures est obligatoire. Quatre avantages pour les employeurs : cursus raccourci, économies d’échelle, accroissement des compétences, mobilité professionnelle facilitée. Si besoin est, du temps spécifique est alloué à des personnes ressources internes. Le budget maison assume l’achat d’ouvrages importants pour les candidats. Les plannings sont assouplis pour autoriser les absences justifiées pour un rendez-vous ou un entretien. L’association de résidences pour personnes âgées (AREPA) accompagne cinquante de ses agents de soins qui ciblent le diplôme d’Etat d’aide soignante : aucune demande de VAE n’est refusée.Directions, février 2006
Un mastère en management d’établissements médico-sociaux peut être préparé au groupe Euromed Marseille.Accessible à des titulaires d’un bac 4, il est mené en partenariat avec diverses institutions, dont l’association Provence Alzheimer et la fédération de neuro-géronto-psychiatrie de l’AP-Hôpitaux de Marseille. Il comporte notamment un cursus sur l’approche médico-psycho-sociale du vieillissement. Contact : 04.91.82.78.62. www.euromed-marseille.com ; Santé Social, février 2006
Les aides à domicile parlent de leur métier. 
Un travail mené en 2005 pour la Fondation Médéric Alzheimer et piloté par Olga Piou et Marie-Jeannne Vercherat, respectivement directrice et consultante du CLEIRPPA, a recueilli la parole d’aides à domicile intervenant auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Toutes insistent sur les trois qualités indispensables dans ce métier : le sens de la responsabilité, le respect de l’intimité et les « qualités humaines » (fort investissement personnel, respect des personnes âgées). Mais elles constatent, au contact quotidien de la mort, de la maladie, de la misère sociale, une certaine usure mentale et physique. Elles continuent à trouver la maladie « déconcertante » : « c’est dur de savoir ce qu’ils veulent ». Cela les oblige à penser leur avenir, dans un effet de miroir qui leur fait peur. Leur métier exige, disent-elles, beaucoup de patience : malades qui cachent tout, qui refusent de manger, qui répètent dix fois la même demande… Privilégier l’autonomie, même si la dépendance est importante ; essayer de communiquer, même si c’est souvent très difficile : voilà quelques uns des secrets que leur enseigne l’expérience. Le décès de la personne malade les perturbe beaucoup. L’enseignement majeur, c’est la volonté de maintenir le plus possible les capacités restantes des personnes malades, pour leur conserver un lien avec le monde et avec la vie. Documents-Cleirppa, cahier n°21
Le retour à domicile après l’hôpital, une utopie ?
M.A.D.I. = terme du jargon hospitalier signifiant « maintien à domicile impossible ». C’est ce que pense souvent, du reste, l’entourage familial : peur de l’inconnu, symptômes de la maladie d’Alzheimer, difficultés de la mise en place de services à domicile. C’est pourquoi, l’annonce d’un retour à domicile doit s’accompagner d’explications de l’équipe soignante : la cause de l’hospitalisation était curable, possibilités d’organisation d’aides à domicile, suivi du malade après son retour.
Neurologie Psychiatrie Gériatrie, article de N. Kadri, février 2006
La «culture du domicile».
C’est ainsi que Bernard Ennuyer, directeur d’un service d’aide à domicile, qualifie l’ensemble des relations qui unissent les aidants, les aidés et les familles. Le domicile, rappelle-t-il, c’est « l’endroit où l’on est maître chez soi ». Il évoque « le couple domus-dominus ». La France, depuis le rapport Laroque de 1962, privilégie le maintien à domicile des personnes âgées. « La culture du domicile, c’est la culture du sur-mesure, de l’individuel, du subjectif et du primat du sujet. (…) Le sujet, fût-il diminué, est premier ». Mais la logique médicale peut transformer le domicile en lieu d’affrontement. Entre le sanitaire et le social ou entre la culture de la gestion et celle du sur-mesure. Attention à ce que l’hôpital ne « rentre pas à domicile », avec sa logique propre ! Il faut que triomphe une culture du lien social et de l’accompagnement. Documents-Cleirppa, cahier n°21
Le domicile comme espace psychique.
C’est ainsi que le définit Elian Djaoui, psychosociologue. Il possède une « dimension imaginaire » ; il évoque le corps propre, le corps maternel, le corps familial. Il remplit une fonction de sécurité, de protection de l’intimité, de maintien de l’identité et valorisation de soi. D’où la difficulté du travail de l’aidant à domicile. L’habitant met en œuvre des mécanismes d’appropriation qui peuvent faire obstacle à ce travail : position persécutive, défense maniaque, repli de type dépressif. Documents-Cleirppa, cahier n°21
Une mise en abîme de l’intimité.
Voilà ce que met en jeu, selon Jean-Pierre Delcourt, chargé de communication à l’UNA, l’intervention de l’aidant à domicile. « La maison est corps et âme. A partir de ce constat, on comprend que l’intervention des professionnels sur le domicile puisse avoir des répercussions directes sur les personnes, quasiment ressentie comme une atteinte à leur corps ». Il y a risque de viol de l’intimité. Documents-Cleirppa, cahier n°21
Une culture professionnelle du domicile.
Voilà ce que l’UNA tente de développer à travers deux programmes de formation. L’outil multidimensionnel DESIR est un instrument d’évaluation permettant à des professionnels de formations différentes de partager une vision commune de la personne malade dans son environnement. Le deuxième programme consiste à permettre de développer de « bonnes pratiques », identifiées en tant que telles ; à partir de l’idée que toute personne, quels que soient son âge et sa situation au regard de la maladie (y compris la maladie d’Alzheimer), peut vivre chez elle si tel est son choix.
Documents-Cleirppa, cahier n°21, article de Florence Leduc, directrice adjointe de l’UNA
Comment accueillir en EHPAD les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Le Cercle Aquitaine Alzheimer, rassemblant cent soixante professionnels intervenant auprès de malades atteints de la maladie d’Alzheimer, a décidé d’établir de façon consensuelle des recommandations de structure et de fonctionnement pour les EHPAD désirant accueillir ces patients. Conditions de base : avoir un projet de soins et de vie spécifique, disposer au mieux d’une unité spécifique Alzheimer, être inséré dans une filière de soins gériatriques. Les critères d’admission doivent être définis dans le projet d’établissement. Une visite de pré-admission est recommandée. L’entrée en EHPAD doit être adaptée à chaque résident, anticipée et organisée. Le projet de soins et de vie doit se donner pour objectif le maintien d’une bonne qualité de vie, notamment grâce à un projet de soins gériatrique et à un projet psycho-gériatrique, comportant une stimulation adaptée des capacités résiduelles. La Revue de Gériatrie, tome 31, n°1

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