La technologie au secours des aidants

Les avancées technologiques permettent aux personnes âgées de jouir d’un peu d’indépendance tandis que leurs familles les surveillent de loin. Le Chicago Tribune cite quelques exemples de technologies qui ont changé la vie de patients atteints de la maladie d’Alzheimer et de leurs proches. A Oatfields Estates, dans l’Oregon, 68 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer vivent dans 6 maisons indépendantes. Chaque maison contient six suites privées, une cuisine commune et une salle à manger. Si le décor est plutôt traditionnel, la résidence d’Oatfields est « hightech ». Chaque résident porte un badge qui envoie un signal silencieux dès que le patient bouge. Les lits sont équipés d’un système permettant chaque jour la prise de poids des résidents, détermine le temps de sommeil et prévient le personnel en cas de danger ou de chute. Toutes ces informations sont envoyées sur un site Internet consultable à toute heure par les proches des malades. Ainsi les enfants des résidents peuvent garder, de loin, un œil sur leurs parents. Richard Suzman, directeur des recherches comportementales et sociales au National Institute on Aging, commente ces avancées technologiques : « il ne s’agit pas d’une technologie froide pour une société sans cœur » (« This isn’t cold technology for a cold, heartless society »). Le National Institute on Aging, branche du National Institute on Health, dont la mission depuis 1974 est l’amélioration de la santé et le bien être des personnes âgées, voit dans ces technologies émergentes la promesse d’un avenir meilleur pour les seniors et plus particulièrement pour ceux qui souffrent de démences séniles ou de la maladie d’Alzheimer. A condition, précise toutefois Richard Suzman, d’utiliser correctement ces technologies. Elles ne doivent pas permettre aux familles de ne plus visiter leurs proches ou encore de trop retarder une hospitalisation inévitable. 

The Chicago Tribunewww.chicagotribune.com, 9 avril 2006

Visite du Prince de Galles dans un centre de thérapies alternatives.

Le prince Charles a visité l’unité de soins alternatifs du St Tydfil’s Hospital. Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer y sont soignées par des thérapies alternatives comme des massages et des thérapies sensorielles destinées à les calmer et les apaiser.

Ic NorthWaleshttp://icnorthwales.icnetwork.co.uk/, 24 mai 2006

Hôpitaux : nécessité de mieux s’adapter

Le cadavre d’un patient atteint de troubles cognitifs a été retrouvé dans la chaufferie d’un hôpital berlinois. Le malade avait été admis en raison d’une suspicion d’infarctus. Il avait disparu depuis six jours lorsqu’on retrouva son corps. 
Ce fait divers a soulevé une polémique autour de la prise en charge, en milieu hospitalier, de cette catégorie de personnes malades. Les suppressions de personnel et le manque de qualification des soignants dans ce type de pathologies neurodégénératives contribuent à un relâchement de la surveillance et à une prise en charge inadaptée de ces patients. La Société Alzheimer Deutschland a demandé publiquement que le personnel hospitalier soit mieux formé aux manifestations de ces maladies et au comportement des malades. Le fait par exemple, pour le patient décédé, de se retrouver dans un environnement inconnu et sans accompagnement personnalisé a sans doute provoqué la panique et le désir de fuir, caractéristiques de ces patients. 
La Société Alzheimer demande également que les familles ou les aidants de ces patients puissent rester à leurs côtés en permanence lors d’une éventuelle hospitalisation d’urgence. 

Der Tagesspiegelwww.tagesspiegel.de, 16 juin 2006

Le bien-être des aides-soignants et celui des patients sont corollaires

L’Institut néerlandais des recherches de santé a constaté que les personnes âgées touchées par la démence bénéficient, par ricochet, du bien-être professionnel de leurs aides-soignants. Les patients qui ont affaire à un aide-soignant positif, gai, souffrent visiblement moins de problèmes comportementaux tels que l’agression, l’apathie ou la dépression. Les aides-soignants qui sont contents de leur travail ont une approche plus humaine, sourient plus souvent et regardent leurs patients plus souvent dans les yeux. 
L’Institut estime que pour promouvoir la satisfaction des aides-soignants, les établissements devraient investir dans les conditions de travail. 

Trouw, Amsterdam, www.trouw.nl, 13 juin 2006

L’Université Libre d’Amsterdam crée une chaire « soins palliatifs »

Une nouvelle chaire de « soins palliatifs » a été créée auprès de l’Université Libre d’Amsterdam (Vrije Universiteit). Elle est rattachée au Centre Médical Universitaire d’Amsterdam. Le professeur qui l’occupe, le Dr. Luc Deliens, estime que la qualité des soins palliatifs peut être améliorée, mais qu’il faudra d’abord faire un point précis sur l’état actuel de ces soins. 
Un des domaines à creuser est lié au nombre de personnes qui souhaitent finir leurs jours à la maison. Ce nombre est en forte progression depuis plusieurs années. Dans ces circonstances, les soins palliatifs à donner ne sont pas les mêmes que dans un hôpital ou une maison de retraite médicalisée.

Algemeen Nederlands Persbureau, Amsterdam, www.anp.nl, 22 juin 2006

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