Comment communiquer avec les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Principes de base : évaluer les capacités restantes, ne pas corriger systématiquement les erreurs, chercher des médiateurs (parent ou soignant). Des actions pour améliorer la communication : se placer face au patient, le regarder droit dans les yeux, prendre le temps de capter son attention, se présenter à chaque fois, parler lentement, poser des questions à choix fermé. Il est important de chercher à valoriser le patient : ne pas s’énerver devant ses questions répétitives, dire la vérité, ne pas parler devant le patient comme s’il n’était pas là, manifester son écoute même quand les mots ne semblent plus rien vouloir dire.
Soins Gérontologie, article de M-P Pancrazi et P. Métais, mars/avril 2006
La clé des sens, pour mieux communiquer. 
« L’animation est un soin relationnel. La clé des sens montre que des émotions peuvent affleurer en chacun, si on les sollicite. Même dans des cerveaux très abîmés, des images peuvent se former ». Ainsi parle Martine Perron, créatrice de la « Clé des sens ». Au sein de l’association des Petits frères des pauvres, à Nantes, par exemple, on a le plus souvent recours à cette communication plus sensorielle que verbale, qui redonne vie aux résidents atteints de la maladie d’Alzheimer : préparation de gâteaux, assistance à des matches, évocation de souvenirs grâce à des objets du passé … « La personne âgée retrouve un passé riche de connaissances, d’idées, d’émotions et un présent inscrit dans la permanence d’un projet de vie ». Santé Social, février 2006
Le lieu de vie influence la communication des malades. 
Une étude menée par l’orthophoniste et psychologue T. Rousseau a permis de comparer l’influence de trois lieux de vie : le domicile, le « cantou » et l’unité de soins de longue durée, à partir de trois groupes de malades identifiés par leur stade de démence (débutante, moyenne ou sévère). Les résultats montrent que le domicile permet au malade de préserver des capacités de communication supérieures à celles des malades vivant en institution. Le chez soi apparaît comme un lieu de maintien de l’identité, alors que le placement en institution est souvent vécu comme un traumatisme. L’inconvénient du « cantou » serait que, en regroupant des personnes à des stades différents de la maladie, il présenterait aux nouveaux résidents un tableau de leur avenir pathologique.
Neurologie Psychiatrie Gériatrie, article de T. Rousseau et M. Loyau, février 2006
Comment réagir face à la sexualité des personnes âgées hospitalisées. 
Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer et qui, hospitalisée à la demande de son mari, noue en établissement une relation sexuelle avec un autre patient ; un malade qui se livre à des tentatives sexuelles sur des soignants ou des patientes ; une vieille dame qui dissimule un secret de famille (sans doute incestueux) sous une grande agressivité verbale : comment le personnel soignant doit-il réagir ? Essayer de connaître l’histoire affective, sociale, humaine du patient ; expliquer certains comportements à la famille ; ne porter aucun jugement de valeur ; rester persuadé que les malades conservent une vie affective et une capacité à prendre du plaisir.
Neurologie Psychiatrie Gériatrie, article de G. Demoures, février 2006
Comment annoncer le diagnostic. 
Des chercheurs de l’hôpital Broca, du CHU Cochin Port-Royal et de l’Université René Descartes Paris V ont étudié les différentes conséquences émotionnelles de l’annonce du diagnostic de maladie d’Alzheimer. Cette annonce est devenue une obligation légale, mais se révèle souvent difficile. Les réactions des malades seraient souvent « la honte accompagnant la peur que d’autres personnes se rendent compte de leur maladie ». Ont été également notées, dans l’ordre décroissant : l’indifférence, l’anxiété, la nervosité, la dénégation, l’agressivité. L’entourage familial accueillerait la révélation avec anxiété (45%), résignation (28%), rejet initial (16%) et déni (12%). Les médecins préfèrent annoncer le diagnostic à la famille (94%) qu’aux patients (52%). Mais les choix de principe ne correspondent pas toujours aux pratiques réelles. Les chercheurs conseillent de donner « des explications simples, claires, adaptées au profil psychologique et à la culture des personnes concernées ». Il faut « répondre aux craintes en fournissant une vision réaliste de la maladie tout en insistant sur les points positifs ». Dementiae, n°15, volume 3
Dispositif d’accompagnement et démarche qualité.
Tels sont les deux domaines que privilégient les différents acteurs du secteur social et médico-social dans une enquête menée par le Conseil national de l’évaluation sociale et médico-sociale.
Actualités sociales hebdomadaires, 17 mars 2006 ; www.directions.fr, 14 mars 2006
Pourquoi la France est-elle contre le RAI ? 
Le Research Assessment Instrument est une démarche, adoptée dans dix-huit pays, qui permet d’évaluer les besoins médico-psycho-sociaux des personnes âgées et d’améliorer les réponses à y apporter. Elle comporte une évaluation multidimensionnelle et pluridisciplinaire, l’élaboration d’un « tableau d’alarme » et des guides d’analyse standard, avec recommandation de bonnes pratiques. Mais la France invoque la longueur et la lourdeur de la démarche pour ne pas s’y rallier. Le Professeur Jean-Claude Henrard en est ici le principal promoteur. Agevillagepro.com, 7 mars 2006
Protection accrue pour les salariés dénonçant des maltraitances.
C’est le principe que rappelle la Cour d’Appel de Paris dans un arrêt du 18 novembre 2005. Un directeur adjoint de Centre d’aide par le travail, licencié par son employeur après qu’il eut dénoncé des actes de maltraitance à l’égard de personnes handicapées, a obtenu gain de cause par le seul fait qu’il était fait référence à cette dénonciation dans la lettre de licenciement, même si elle n’était pas présentée comme motif principal. La Cour d’Appel précise même que l’agent n’a pas à apporter la preuve de la vérité des faits qu’il dénonce. Cette « protection légale renforcée » est définie comme « liberté fondamentale ». Actualités sociales hebdomadaires, 17 mars 2006
Maltraitance : comment les personnes âgées les ressentent. 
La DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) a mené une étude qualitative sur les perceptions et réactions des personnes âgées aux comportements maltraitants. Elle analyse notamment les motifs de plainte et la gamme des réactions, de la banalisation à la revendication. 
Lettre d’information de l’AFBAH, www.afbah.org, mars 2006
Maltraitance : un numéro vert. 
Solidarité Vieillesse Ile-de-France lance un service d’écoute téléphonique 0 810 600 209. « Appelez-nous, Nous pouvons vous aider ».« L’épuisement, rappelle la campagne de communication, est souvent un pas vers la maltraitance ».
Lettre d’information de l’AFBAH, www.afbah.org, mars 2006
Situations de maltraitance : mieux vaut prévenir. 
Le Comité national de vigilance contre la maltraitance des personnes âgées a élaboré, avec la Fédération hospitalière de France, une plaquette de recommandations. 1) Façonner la culture professionnelle (bientraitance et évaluation des pratiques) ; 2) Etablir des process (tableau de bord d’alerte, protocole écrit en cas de suspicion) ; 3) Veiller aux ressources humaines (sélection et formation du personnel) ; 4) Effectuer les démarches (Obligation de signalement au procureur, enquête interne, constitution de partie civile) : S’inscrire dans des réseaux (associations d’usagers) ; Si le pire arrive, informer. 
Directions, mars 2006
Le secteur de la dépendance peine à recruter. 
Un million de personnes dépendantes en 2020, moitié plus en 2040 : face à ces prévisions, la filière n’est pas prête à les prendre en charge, alors que le taux d’encadrement est en France deux fois moindre qu’en Allemagne, en Autriche ou aux Pays Bas. Mais les structures existantes ont déjà beaucoup de mal à recruter, à former et à fidéliser leurs personnels : manque de moyens financiers, inadaptation des modes de recrutement, conditions de travail trop difficiles. Il faut donc réinscrire la gérontologie dans une dynamique de carrière. Première solution : la mobilité interne. Autres solutions : le développement de l’hospitalisation à domicile. « De 1 500 places aujourd’hui, l’HAD devrait passer à 15 000 places en 2010 », déclare le président de la fédération nationale des établissements d’HAD. La validation des acquis de l’expérience (VAE) offre aujourd’hui une nouvelle chance à ce secteur en situation de pénurie. Les Echos, 21 février 2006
Aide à domicile : une mission de prévention des risques professionnels. 
La Caisse nationale d’assurance maladie a lancé une mission nationale de prévention des risques professionnels dans les métiers de l’aide et du soin à domicile. Cette mission devrait aboutir à des préconisations en 2007. www.directions.fr, 14 mars 2006
Aide à domicile : pas les coiffeurs ! 
Dans sa réponse à la question posée par le député Alain Cortade (UMP), le ministre délégué à l’emploi, au travail et à l’insertion professionnelle des jeunes précise que les services de coiffure ne peuvent pas bénéficier des dispositions fiscales et réglementaires prévues par la loi Borloo sur les services à la personne.
www.questions.assemblee-nationale.fr, 13 mars 2006
L’union syndicale de la branche professionnelle du domicile (USB domicile) représente désormais 90% de la profession. 
L’ADESSA (3ème fédération de l’aide à domicile) vient en effet d’adhérer à l’USB. L’objectif est de négocier une convention collective unique de branche. Agevillagepro.com, 21 février 2006
Fourmi Verte s’y met à son tour. 
Dans le cadre du plan Borloo sur les services à la personne, la Mutualité sociale agricole, Groupama et Familles rurales lancent la Fourmi verte qui offre une large gamme de services adaptés aux « rurbains ». 
A partir du numéro Azur 0811 88 66 44, les habitants de ces territoires auront désormais accès à de nombreux services : assistance aux personnes âgées, prestations diverses à domicile, etc.
Actualités sociales hebdomadaires, 17 février 2006 ; www.msa.fr, 17 février 2006

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