Hospitalisation à domicile : ça s’améliore. 
Elisabeth Hubert, nouvelle présidente de la Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile (FNEHAD), fait le constat d’un progrès dans leur développement : on compte aujourd’hui deux cents services d’HAD (contre cinquante en 1998) ; le principe du « taux de change » (une place d’HAD créée, plusieurs lits d’hôpital fermés) a été abandonné ; les médecins libéraux peuvent désormais prescrire une HAD. Agevillagepro.com, 10 mai 2006
Directeur d’établissement social et médico-social : un décret mi-chèvre mi-chou.
Le 24 avril, la dernière réunion de négociation sur le décret de qualification des directeurs d’établissements et services sociaux et médico-sociaux s’est achevée sur un projet qui ne satisfait pas tout à fait les participants. Celui-ci prévoit un diplôme de niveau I pour les établissements les plus importants (existence d’un commissaire aux comptes), « au moins de niveau II » pour les petites unité, voire de niveau III s’il est assorti d’une formation en management. Les représentants des directeurs trouvent ces normes insuffisantes. « C’est une coquille vide », affirme le président de l’association des directeurs certifiés de l’Ecole Nationale de Santé Publique. De grandes incertitudes pèsent encore sur le financement de la réforme. Actualités sociales hebdomadaires, 28 avril 2006
Devenir directeur de maison de retraite. 
Devant la difficulté de recruter des directeurs de maison de retraite, particulièrement en milieu rural, les conditions d’accès à cette fonction ont été allégées. Le recrutement de fonctionnaires de la catégorie A venant de la fonction publique hospitalière et d’autres fonctions publiques représente désormais une proportion importante du recrutement. En cas d’absence totale de candidature, des recrutements de contractuels peuvent être mis en oeuvre pour une durée déterminée. La mise en place de directions communes à plusieurs établissements constitue également un outil efficace. Réponse de la secrétaire d’Etat aux personnes âgées à une question du député Jean-Marie Rolland (UMP). www.questions.assemblee-nationale.fr, 13 avril 2006
Services à la personne : exonérations de charges sociales. 
L’Agence centrale des organismes de sécurité sociale, dans une circulaire du 29 mars, fait le point sur les exonérations ou réductions de charges sociales dont peuvent bénéficier les organismes intervenant dans le domaine de l’aide à domicile et des services à la personne (loi Borloo). Les associations ou entreprises de services à la personne agréés en bénéficient au titre de leurs salariés qui assurent une activité de services à la personne. Les particuliers employeurs d’au moins soixante-dix ans bénéficient automatiquement de l’exonération de cotisations patronales, ainsi que les personnes morales employant des accueillants familiaux.
Agevillagepro.com, 12 avril 2006
Aides à domicile : elles parlent. 
Un travail de recherche sur la parole des aides à domicile a été mené en 2005 dans le cadre d’un stage à la Fondation Mederic Alzheimer. Les données recueillies ont mis en évidence les difficultés rencontrées. Dès les premières interventions à domicile, l’aide doit essayer de bâtir une relation de confiance. Comment trouver le comportement adapté face aux différentes manifestations de la maladie ? Les pertes de mémoire, l’agressivité constituent des obstacles qu’il faut savoir surmonter. Quand s’approche la fin de vie, l’aide à domicile doit savoir garder la distance affective nécessaire. La relation avec l’entourage familial ne pose pas moins de problèmes : certains conjoints manifestent leur jalousie, certaines familles sont perpétuellement en demande de « sécurité ». D’où la nécessité d’une formation adaptée pour mieux connaître la maladie et ses signes. Des groupes de parole et d’analyse de pratique constituent souvent un soutien de grande valeur. La constitution d’équipes en binôme évite parfois l’enfermement relationnel entre une personne et son aide à domicile. Cahiers du CLEIRPPA n°22, article de Dorothée Pettavino et Marie-Jo Guisset-Martinez, avril 2006
Accueil familial : l’accueillant peut être salarié d’une personne morale. 
C’est ce que précise le ministre délégué aux personnes âgées dans une réponse au député Jean-Paul Chanteguet (PS). Il s’agit des personnes morales gérant des établissements ou services accueillant des personnes âgées. Dans ce cas, le contrat conclu entre l’accueillant familial et la personne morale est un contrat de travail. La personne morale devient prestataire vis-à-vis de l’accueilli et employeur de l’accueillant. www.questions.assemblee-nationale.fr, 12 avril 2006
Accueil familial : trois conditions à remplir. 
L’accueillant familial doit offrir à l’accueilli des conditions d’accueil garantissant son bien-être, sa sécurité et sa santé, s’engager à suivre une formation initiale et continue, accepter qu’un suivi social et médico-social de la personne accueillie puisse être assuré, ce qui implique d’accepter des visites de contrôle à son domicile. Le président du Conseil général est le garant du respect de ces conditions minimales. C’est ce que précise la secrétaire d’Etat aux personnes âgées dans une réponse au député Denis Jacquat (UMP). www.questions.assemblee-nationale.fr, 12 avril 2006
Que faire face à une personne âgée qui ne se nourrit plus ? 
Le 6 avril dernier, le Centre d’éthique clinique et la Fondation Caisses d’épargne pour la solidarité ont organisé une journée de réflexion sur cette question. Quand et comment décider d’une alimentation artificielle ? Comment analyser les attentes des malades aux syndromes démentiels (maladie d’Alzheimer et troubles apparentés) ? Comment respecter jusqu’au bout l’identité et l’humanité des malades ? Agevillagepro.com, 12 avril 2006
Peut-on définir la bientraitance ? 
Mot dangereux, dans la mesure où chacun se voit « bientraitant » et ne constate jamais la maltraitance que chez les autres. Cinq préalables sont indispensables : la compétence, la déontologie, la conscience de son action, le respect de la dignité de la personne et de ceux qui s’en occupent, l’existence d’une équipe. Il faudrait aussi définir des objectifs, notamment  : prendre conscience que l’on a la charge d’une personne qui est contrainte à vous faire confiance, connaître les limites de ses capacités et de son savoir, agir de façon réfléchie pour le bien de la personne, savoir se remettre en question.
Gérontologie, article de Robert Moulias et Hervé Beck, 2ème trimestre 2006

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