Qualité de vie de l’aidant et du malade dément à domicile. 
Cent patients déments vivant à domicile et leur aidant principal ont été recrutés pour l’étude Pixel. Les résultats de cette étude montrent que la qualité de vie des aidants est liée à celle des malades pris en charge, à l’importance des troubles du comportement et à la durée de l’évolution de la maladie. La qualité de vie des malades et celle des aidants sont favorablement influencées par la thérapeutique spécifique de la démence, réduisant le risque de placement en institution. 
La revue francophone de gériatrie et de gérontologie, article de P. Thomas et F. Lalloué, 
n° 122, février 2006.
Laissez place aux familles dans les EHPAD. 
Les familles sont amenées à intervenir pour assurer le soutien affectif, pallier la perte d’autonomie et enfin décider d’un hébergement lorsque le soutien à domicile a atteint ses limites. Se pose alors la question de la place et du rôle des aidants naturels dans l’institution. Il s’agit pour les professionnels de la gériatrie institutionnelle, mais aussi dans les consultations mémoire et les centres de jour, de penser le malade dans son histoire familiale, ce qui suppose une compétence professionnelle spécifique, dans le respect du rôle de chacun.
G. Demoures in Prise en soin du patient Alzheimer - Institut Alzheimer - Masson 2006 
Traitement en EHPAD : des obstacles. 
Le diagnostic et la mise en place des traitements spécifiques de la maladie d’Alzheimer en EHPAD se heurtent encore à de nombreux obstacles : le scepticisme des médecins sur l’utilité de ces traitements encore symptomatiques et d’effet modeste, la difficulté à organiser la coordination des soins entre les différents professionnels et enfin la prédominance, dans ces structures, de patients présentant un stade évolué de la maladie associée à des troubles du comportement et à d’autres affections. La mise en place de la convention tripartite, avec une médicalisation plus importante des EHPAD, la création du statut de médecin coordonnateur et l’organisation de réseaux gérontologiques avec des partenariats multiples constituent d’indiscutables progrès. D. Strubel in Prise en soin du patient Alzheimer en institution – Institut Alzheimer, Masson 2006 
Les chutes en unité spécifique Alzheimer. 
Une recherche a été menée pendant six mois dans une unité Alzheimer pour étudier les chutes : 84 chutes ont concerné 24 patients. Les circonstances ont été analysées : survenue en milieu de matinée et début d’après midi, essentiellement dans les espaces de circulation. Il est alors possible de mettre en place des mesures de prévention : attention particulière à l’encombrement des couloirs, surveillance des activités physiques, protecteurs de hanche….
Dementiae, article de J.M. Cros, D. Strubel, volume 3, n° 16, février 2006
Dites-moi quelles émissions vous regardez… 
Une récente étude américaine, dirigée par le Dr Joshua Fogell de l’université de New York et publiée par la revue Southern Medical Journal, affirme que les femmes qui préfèrent les émissions de divertissement et les feuilletons télévisés auraient les résultats les plus mauvais aux tests cognitifs !
Senioractu.com, 6 avril 2006
Mieux vaut un livre que la télévision…
Une équipe de neurologues chinois s’est demandée quelles étaient les activités de loisir les plus appropriées pour diminuer le risque de troubles cognitifs. Ils ont suivi pendant cinq ans une cohorte de 5 437 personnes de plus cinquante-cinq ans. Au départ, aucune d’entre elles ne souffrait de déficit cognitif. Ces chercheurs ont constaté, semble-t-il, que seules les activités intellectuelles, mais pas les activités physiques ou sociales, étaient associées à une diminution du risque. Les personnes qui préféraient les jeux de société ou la lecture apparaissaient moins exposées que les adeptes de la télévision. Les auteurs en ont conclu que la stimulation mentale, liée à la lecture et aux jeux de société, serait responsable, au moins en partie, des effets bénéfiques de ces activités de loisir, par opposition aux efforts limités que requièrent généralement les émissions télévisées….
La Lettre de Successfull Aging, mai 2006 
Un annuaire de la prise en charge. 
Michèle Frémontier, directeur, et Danièle Fontaine, responsable des enquêtes et statistiques, rendent compte de la publication d’un annuaire de la Fondation Mederic Alzheimer, qui recense les dispositifs d’aide et de prise en charge des malades et de leur famille. Elles constatent les progrès réalisés depuis le lancement des deux Plans Alzheimer : vingt centres mémoire des ressources et de recherche (contre dix sept en 2003, 304 consultations mémoire (contre 199 en 2003), 428 accueils de jour (191 en 2003). De même, les dispositifs de soutien aux aidants se sont développés de façon importante : 850 structures proposant 7600 activités (contre 267 et 630 en 2003) ; 370 groupes de parole (contre 110), 420 groupes de soutien psychologique individuel (contre 65). Mais l’évolution la plus notable porte sur le développement d’une offre spécifique en direction des personnes malades. Il subsiste cependant des insuffisances criantes : disparités géographiques (certaines régions n’offrent aucun service), insuffisance du nombre de places et du personnel.
ADSP (actualité et dossier en santé publique), article de Michèle Frémontier et Danièle Fontaine, 1er trimestre 2006

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