Comment se passe l’accueil à l’hôpital ?
Lors du colloque « Vieillir digne à Paris », le 8 novembre, Aldo Saluard, président du GRAF Ile-de-France, a présenté le « parcours classique » d’un malade atteint de la maladie d’Alzheimer, ou d’une maladie apparentée : il suivra d’abord le processus SSR (service de soins de suite), puis le processus SLD (soins de longue durée), avec l’espoir de revenir au domicile pour y être suivi. Or, dit-il, « il ne faut pas oublier que, dès que les malades passent en longue durée, ils doivent s’acquitter d’un montant dit d’hébergement de 2 791 euros par mois. D’autant que l’aide sociale est un prêt qu’il faudra rembourser au décès ». M. Saluard constate une non transmission du patrimoine, voire un endettement des descendants. www.agevillage.com, 13 novembre 2006
F comme «Fugue».
Si la personne qui s’absente d’un EHPAD est réputée jouir d’une certaine autonomie, la responsabilité de l’établissement n’est pas engagée, mais la direction est en droit d’exiger d’être prévenue de toute absence, avec indication de l’heure ou de la date du retour. Si la personne est dite « désorientée », une absence non justifiée d’un résident peut entraîner, pour le directeur, une qualification de non assistance à personne en danger. D’où la nécessité de certaines mesures pour éviter le risque de fugue : portes à code, entrée et sortie à accès surveillé, etc. Mais d’autres mesures entraîneraient, en revanche, la responsabilité de l’établissement en cas d’accident : enfermement de la personne dans son lieu privatif, contention sans prescription médicale, fermeture totale pendant la nuit, seul le veilleur de nuit ayant la clé…
Directions, supplément au numéro de novembre 2006
Fumer en maison de retraite ? 
Devant l’annonce d’une interdiction prochaine de fumer dans les lieux publics, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand a d’abord indiqué qu’il comptait étendre cette interdiction aux maisons de retraite. Mais il a précisé ensuite, dans une conférence de presse, que les résidents pourraient fumer dans leur chambre, mais pas dans les parties communes. Pascal Champvert, président de l’ADEHPA, était d’accord pour l’interdiction dans les espaces communs, mais pas dans les chambres considérées comme un « substitut de domicile ». 
www.senioractu.com, 23 novembre 2006 ; Actualités sociales hebdomadaires, 24 novembre et 13 octobre 2006
S’alimenter en maison de retraite : pas terrible…
Que Choisir a effectué une enquête sur l’alimentation dans les maisons de retraite. Seulement 159 établissements ont répondu aux questionnaires sur 1 200 envois. Il apparaît que le contenu des assiettes reste pauvre en légumes cuits, poissons, fromages riches en calcium, viande rouge. 45% des établissements ne proposent aucun choix et 80% des horaires de dîner commençant avant 18h30. La moitié des établissements ignorent l’était nutritionnel des résidents. 23% des établissements sous-traitent leur restauration à des entreprises spécialisées, mais les repas livrés sont largement décriés par les consommateurs.www.agevillagepro.com, 2 novembre 2006
Guide nutritionnel destiné aux seniors.
L’Institut national de prévention et d’éducation en santé (INPES) s’investit dans le Programme national nutrition santé (PNNS) en publiant un guide nutrition « La santé en mangeant et en bougeant » pour les personnes à partir de cinquante cinq ans, sans problème de perte d’autonomie, ainsi qu’un guide destiné à l’aidant de la personne âgée fragile et un guide réservé aux professionnels de santé concernés par la nutrition des personnes âgées afin de les sensiliser à leur rôle éducatif.www.inpes.sante.fr
Maltraitance : davantage de contrôles et de sanctions.
C’est ce qu’annonce Philippe Bas, qui rappelle la création d’une agence nationale chargée de l’évaluation des maisons de retraite et de la définition de référentiels de qualité. Le ministre déplore que seuls 55% des départements bénéficient d’une écoute spécialisée et d’une capacité de médiation. Il veut renforcer la formation des personnels et que les établissements recourent systématiquement à la suspension des agents en cas de faits avérés. Il entend doter tous les établissements d’une vraie politique de qualité d’ici cinq ans.
La Lettre de Décideurs en gérontologie, 8 novembre 2006 ; www.agevillagepro.com, 2 novembre 2006
Maltraitance : un professeur accuse l’hôpital. Dans une interview à La Croix, le professeur Pfitzenmeyer, gériatre au CHU de Dijon, co-auteur d’un rapport officiel sur « l’hôpital face au vieillissement de la population », affirme que « les personnes très âgées sont accueillies de manière indigne » dans les hôpitaux et sont l’objet d’une « maltraitance institutionnelle ». Non « par manque de dévouement et d’humanité des équipes médicales et soignantes », mais pour des « questions d’organisation et de moyens ». Il donne des exemples concrets : un malade qui ne mange pas, parce que personne n’a eu le temps de lui faire manger son plateau-repas ; un patient installé sur un brancard parce qu’aucune chambre n’est disponible ; un vieillard que l’on laisse dans son lit uriner sur lui-même.
www.agevillagepro.com, 6 novembre 2006
Maltraitance : le ministre proteste.
L’interview du Pr Pfitzenmeyer n’a pas plu à Philippe Bas. Le ministre s’indigne et rappelle les chiffres du plan Solidarité Grand Age : « L’un des volets essentiels porte sur l’adaptation de l’hôpital aux personnes âgées ». Il confirme aussi la formation et le recrutement de sept mille professionnels de soins et d’accompagnement. www.destinationsante.com, 10 novembre 2006
Maltraitance : un numéro national d’écoute. C’est l’une des mesures contre la maltraitance prévue par le plan Solidarité Grand Age, rappelle le ministre Philippe Bas dans une réponse au député UMP Francis Saint-Léger. Autres mesures prévues : la mise en place d’un programme d’inspection garantissant la visite régulière des établissements et leur contrôle au moins tous les dix ans.
Actualités sociales hebdomadaires, 20 octobre 2006 ; http://questions.assemblee-nationale.fr, 5 octobre 2006
Tutelle : reddition de comptes après décès. Cette reddition de comptes est faite aux héritiers du défunt placé sous tutelle, hors contrôle du greffier en chef et hors intervention du juge des tutelles. C’est ce que rappelle le ministre Philippe Bas dans une réponse au député UMP Louis Cosyns.
http://questions.assemblee-nationale.fr, 5 octobre 2006
On peut annuler la validité de la signature d’une personne malade.
Cette initiative peut être réclamée par le mandataire de justice, nommé par le juge des tutelles, lorsque la personne âgée aura signé des actes qui pourraient lui être préjudiciables. « Les tribunaux prendront en considération la fortune de la personne protégée, la bonne ou la mauvaise foi de ceux qui auront traité avec elle, l’utilité ou l’inutilité de l’opération ». La sauvegarde de justice est un régime de protection temporaire (deux mois renouvelables trois fois) des personnes dont les facultés mentales sont altérées par une maladie, une infirmité ou un affaiblissement dû à l’âge.
www.agevillagepro.com, chronique de F.Castoldi, juge des tutelles, 24 octobre 2006

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