Etablissements d’hébergement : vers une certification européenne ?

L’association EDE (European association for directors of residential homes for the elderly , association des directeurs d’établissements pour personnes âgées) est une organisation européenne encore peu connue en France, et qui fédère vingt-quatre associations nationales issues de dix-neuf pays. Angela Cluzel, sa secrétaire, ancienne directrice d’EHPAD en Corrèze, représente EDE au Conseil de la plateforme européenne des personnes âgées AGE, qui a pour vocation de promouvoir les intérêts des seniors (plus de cinquante ans) en Europe. EDE est actif dans le projet européen E-QALIN (management de la qualité en établissement), qui a donné naissance à un instrument de management de la qualité dans six pays. L’adaptation de ce référentiel en France et en Grande-Bretagne, ainsi qu’une certification européenne pour les établissements d’hébergement, sont en projet. Le projet européen AAliance s’attache à promouvoir l’aide à la vie quotidienne par des technologies innovantes. EDE est également partenaire du projet européen Daphne III sur la maltraitance. Mais pour le directeur d’établissement français, l’Europe est loin. Seuls trente-sept directeurs français étaient présents sur neuf cent soixante participants au congrès EDE de Berlin en 2007.

Décideurs , août-septembre 2008.

ANESM : projets de recommandations

Didier Charlanne, directeur de l’Agence nationale de l’évaluation sociale et médico-sociale (ANEMS) a rappelé que quatre nouvelles recommandations sont en cours d’élaboration et paraîtront d’ici la fin de l’année : le rôle de l’encadrement au regard des problématiques de maltraitance ; l’ouverture des établissements sur son environnement ; le projet de vie des personnes ; l’évaluation interne.
www.agevillagepro.com , 29 septembre 2008.

Fondations cherchent projets à financer

Il existe en France près de mille cinq cents fondations. Près d’un tiers ont été créées dans les sept dernières années, et 45% oeuvrent dans les secteurs de l’action sociale et de la santé. Trois régimes juridiques existent. La fondation reconnue d’utilité publique (38% des fondations en 2007) bénéficie d’une totale autonomie de gestion mais requiert une autorisation de l’Etat, prise après avis du Conseil d’Etat. La fondation d’entreprise (12%), dotée d’une capacité juridique limitée, nécessite une autorisation administrative délivrée pour cinq ans renouvelables. La fondation sous égide (49%), sans personne morale autonome, est abritée par un organisme habilité qui gère son budget. En 2007, ont été créées les dispositifs spécialisés de fondation partenariale, de fondation de coopération scientifique et de fondation universitaire. Comment s’y retrouver ? La Gazette Santé-social a édité un guide présentant quarante fondations distributives, qui cherchent des projets à financer.

La Gazette Santé-social. Guide des Fondations, septembre 2008.

Fondations : des têtes chercheuses pour l’intérêt général

Avec une croissance de 30% en six ans, les fondations françaises sortent de plusieurs siècles d’inertie, entretenue par le monopole public sur le financement des actions d’intérêt général. Fortement impliquées en matière de santé et d’action sociale, elles ont surtout l’ambition d’encourager de nouvelles pratiques et de permettre la rencontre d’acteurs d’horizons différents. Elles sont néanmoins de plus en plus sollicitées pour pallier les carences de l’Etat et des collectivités locales dans le soutien aux projets d’utilité publique. Pour Michèle Frémontier, directrice de la Fondation Médéric Alzheimer, « le but d’une fondation comme la nôtre n’est pas de se substituer aux acteurs existants, comme les associations de familles, mais de rester des têtes chercheuses, qui agissent là où d’autres ne peuvent pas ou ne veulent pas aller. Dans le domaine de la maladie d’Alzheimer, nous nous demandons en permanence quels sont les besoins non satisfaits et les grands problèmes de demain. Cela nous a amenés, par exemple, à soutenir la recherche en sciences sociales qui était, jusqu’à la création de la fondation, en 1999, quasi inexistante. Grâce notamment à notre action, cette problématique est aujourd’hui relayée par le troisième plan Alzheimer. Nous nous efforçons également de ne pas être un simple guichet, mais de suivre et d’évaluer les actions que nous soutenons. Le but étant de redistribuer ensuite à la société tous les savoirs que nous avons engrangés ».

La Gazette Santé-social. septembre 2008. Les Fondations en France en 2007. Fondateurs, secteurs d’intervention, poids économique, www.fdf.org avril 2008.

Fondations : des observatoires inédits

Le travail d’enquête et de documentation des fondations permet de mieux appréhender les problématiques sanitaires et sociales. La Fondation Novartis, qui dispose d’un budget annuel de trois cent cinquante mille euros, dont un tiers est consacré à la recherche, a mené onze études nationales sur le rôle et les besoins des aidants familiaux. L’étude Pixel, consacrée à la maladie d’Alzheimer, a ainsi révélé que les enfants et les conjoints, qui consacrent cinq à six heures par jour à leur proche malade, vont souvent jusqu’à négliger leur propre santé. La Fondation Novartis, annonce la prochaine création, avec l’institut BVA, d’un panel représentatif de mille aidants familiaux de maladies chroniques. La Fondation Médéric Alzheimer, reconnue d’utilité publique, consacre environ 40% de son budget à la production directe d’enquêtes et de statistiques ainsi qu’à la diffusion de bonnes pratiques. Constatant le « déficit conséquent d’information » sur les modes de prise en charge et d’accompagnement des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer et de leurs aidants, la Fondation a développé, dès 2001, une activité d’observatoire destinée à mieux recenser ces dispositifs, et emploie aujourd’hui trois salariés qui réalisent des enquêtes sur tout le territoire national, auprès des établissements et services, et qui rédigent des annuaires, régulièrement remis à jour. « Ces recensements sont bien sûr utiles aux familles et aux professionnels, mais ils intéressent également les décideurs publics, qui sont ainsi informés année après année de l’évolution du paysage médico-social », remarque Michèle Frémontier, directrice de la Fondation Médéric Alzheimer, rappelant que ce « travail exhaustif » n’est effectué par aucune autre institution à ce jour : « il faut l’indépendance financière d’une fondation comme la nôtre pour se maintenir ainsi en dehors des contraintes conjoncturelles ».

La Gazette Santé-social. septembre 2008.

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