Nouvelles têtes

Michel Ballereau, ancien directeur de l’Agence régionale de l’hospitalisation de Bourgogne, devient conseiller du président du groupe Noble Age.

Le Professeur Gilles Berrut, chef de service de gériatrie du CHU de Nantes, a été élu président de la Société française de gériatrie et de gérontologie (SFGG). Le bureau réunit le Professeur Olivier Hanon, le Dr Jean-Pierre Aquino (vice-présidents), le Dr Yves Passadori (secrétaire général), le Professeur Claude Jeandel (secrétaire général adjoint), le Dr Alain Lion (trésorier), le Dr Nathalie Maubourguet (trésorier adjoint), le Professeur Joël Ankri et le Dr Denise Strubel (assesseurs).

www.sfgg.fr, www.agevillagepro.com, 26 octobre 2010.www.geroscopie.fr, octobre 2010.

Ethique : les recommandations de bonne pratique de l’ANESM (1)

Dans le cadre de l’objectif 9 du plan Métiers de février 2008, l’Agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM) publie une recommandation de quatre-vingt-dix pages sur le questionnement éthique en établissement. Il s’agit de proposer une approche de l’éthique différenciée des normes juridiques, morales et déontologiques et permet d’en préciser le champ ; de positionner la réflexion dans la pratique professionnelle et de proposer des repères méthodologiques pour proposer une réflexion éthique dans l’établissement. L’éthique donne du sens aux pratiques, a un impact sur les décisions stratégiques, et contribue à faciliter la prise de décision la plus « juste » possible, en apportant une méthode d’analyse et un mode de discussion collégial.

Pour l’ANESM, la relation éthique renforce les relations de confiance entre les acteurs : « la dimension collective du travail a un impact sur la qualité de l’accompagnement des personnes ; elle est déterminante pour garantir une prise en charge qui dépende le moins possible d’un seul professionnel et de ses projections. La réflexion éthique est un vecteur de construction et de cohésion des équipes ; dans toute situation d’accompagnement, les intervenants sont multiples et varient au long du parcours de la personne. Pour chacun des partenaires, il peut y avoir une incertitude concernant la façon dont les autres acteurs vont gérer la relation d’accompagnement. Or la personne accompagnée a besoin de ressentir une cohérence entre les différents partenaires impliqués, qui ne soit pas seulement construite autour d’elle, mais bien partagée avec elle ». Mais la réflexion éthique requiert du temps, et implique une ouverture et la recherche d’apports extérieurs. Passer d’une démarche individuelle de questionnement éthique à une démarche collective implique de faire évoluer les pratiques d’organisation, de fonctionnement et de management des établissements.

ANESM. Le questionnement éthique dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux. Recommandations de bonnes pratiques professionnelles. Octobre 2010. www.anesm.sante.gouv.fr/IMG/pdf/reco_ethique_anesm.pdf.

Ethique : les recommandations de bonne pratique de l’ANESM (2)

Qu’est-ce que l’éthique ? Pour l’ANESM, « l’éthique est une réflexion qui vise à déterminer le bien agir en tenant compte des contraintes relatives à des situations déterminées’. Au plan étymologique, éthique (du grec ta éthé, les mœurs) et morale (du latin mores, les coutumes), ont des significations très proches. « La morale se fonde sur une définition du bien et du mal et se traduit par des injonctions, des interdits, des prescriptions catégoriques. Elle renvoie à une culture, une histoire et des traditions sociales. Elle est un ensemble de règles destinées à assurer une vie en société harmonieuse et s’incarne collectivement pour les pays démocratiques dans des institutions justes et des comportements raisonnables ». Si le fondement de la morale est l’impératif, le questionnement permanent constitue l’essence de l’éthique.

ANESM. Le questionnement éthique dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux. Recommandations de bonnes pratiques professionnelles. Octobre 2010. www.anesm.sante.gouv.fr/IMG/pdf/reco_ethique_anesm.pdf.

Ethique : les recommandations de bonne pratique de l’ANESM (3)

Le droit est « l’ensemble des règles (législatives et réglementaires, nationales et très souvent européennes, écrites et jurisprudentielles) régissant la vie en société qui s’imposent à tous et qui définissent les droits et les responsabilités de chacun ». L’articulation du champ de l’éthique avec celui du droit peut se situer à plusieurs niveaux : « l’éthique dépasse le droit pour en évaluer l’équité. Cela se traduit par le devoir d’obéissance, ou de résistance dans les situations dans lesquelles le droit comme justice formelle ne traduit pas le droit comme équité ou justice naturelle ; l’éthique aide à combler les vides juridiques par l’interprétation des textes (exemple : la sexualité en établissement) ; l’éthique participe à l’interprétation du droit en situation (jurisprudence) ; l’éthique cherche à résoudre les éventuels conflits internes du droit positif (exemple : le secret professionnel et le partage de l’information) ». La déontologie est « l’ensemble des règles d’exercice d’une profession déterminée destinées à en organiser la pratique selon des normes, pour le bénéfice des usagers et de la profession elle-même ». La déontologie se distingue partiellement de l’éthique : « d’une part, par ses objectifs, puisque pour la déontologie, les aspects liés à la protection de la profession peuvent avoir une importance décisive dans la détermination des règles. D’autre part, sa forme est essentiellement réglementaire et non interrogative ou réflexive, comme c’est le cas pour l’éthique qu’elle peut alimenter ».

ANESM. Le questionnement éthique dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux. Recommandations de bonnes pratiques professionnelles. Octobre 2010. www.anesm.sante.gouv.fr/IMG/pdf/reco_ethique_anesm.pdf.

Ethique : les recommandations de bonne pratique de l’ANESM (4)

« La notion de bonnes pratiques désigne des attitudes ou des comportements, voire des procédures, qui dans un contexte professionnel donné, à un moment donné, font consensus et sont considérés comme efficaces et légitimes. Elles répondent à des critères de pertinence, d’impact, de faisabilité et transférabilité. La bonne pratique ne relève donc pas de la réflexion ou du processus éthique, mais plutôt de la capitalisation de ses résultats lorsque cette réflexion se concrétise par des décisions ».

ANESM. Le questionnement éthique dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux. Recommandations de bonnes pratiques professionnelles. Octobre 2010. www.anesm.sante.gouv.fr/IMG/pdf/reco_ethique_anesm.pdf.

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