Mérite

André Guibon, administrateur national des Aînés ruraux, a été nommé chevalier dans l'ordre national du mérite.

www.agevillage.com, 18 janvier 2010.

Nouvelles têtes

Le Dr Serge Reingewirtz, de la Fondation Rothschild de Paris, succède au Dr Yves Wolmark à la présidence de la Société de gériatrie et gérontologie d'Ile-de-France.
Le sociologue Marcel Jaeger a été nommé professeur titulaire de la chaire de travail social et d'intervention sociale au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM).

www.agevillagepro.com, 19 janvier 2010. www.ash.tm, 26 janvier 2010.

Plan Alzheimer : les recommandations de la HAS

Prescription des psychotropes chez le sujet âgé, recommandations concernant les troubles du comportement dits perturbateurs, la confusion aigüe accompagnée d'un état d'agitation, l'annonce et accompagnement du diagnostic, le guide ALD pour les médecins généralistes: la Haute autorité de santé (HAS) résume l'action entreprise dans le cadre de la mesure 15 du plan Alzheimer 2008-2012, dont elle est le pilote. Une recommandation, en cours de préparation, portera sur le suivi médical des aidants naturels.

La Lettre de l'HAS n°20, janvier-février 2010.

Coopération entre professionnels de santé

Après plusieurs phases d'expérimentation menées depuis 2003, encadrées par la loi de santé publique de 2004, la loi Hôpital patients santé territoires (HPST) étend le principe des coopérations entre professionnels de santé en les sortant du cadre expérimental. Un arrêté d'application, publié au Journal officiel du 15 janvier 2010, précise leurs modalités pratiques de mise en place :« ces coopérations consistent en un transfert d'activités ou d'actes de soins, voire en une réorganisation du mode d'intervention auprès des patients, dans la limite des connaissances et expériences des professionnels. Ces derniers peuvent s'engager, à leur initiative, dans une telle démarche si celle-ci répond à un besoin de santé dans un territoire de santé. La démarche de coopération concerne tous les professionnels de santé et quel que soit le secteur et cadre d'exercice (salarié public ou privé, libéral, établissements de santé, centres de santé, cabinet libéral, maison de santé pluridisciplinaire...) ». Par exemple, explique le ministère de la Santé, « dans le cadre du suivi à domicile d'un patient atteint de pathologie cancéreuse, une infirmière pourra évaluer les données cliniques et biologiques du patient, adapter les prescriptions si besoin, par exemple reporter une cure de chimiothérapie, mais aussi adresser le patient à l'hôpital en cas de dégradation de l'état clinique du patient ». Au niveau opérationnel, la coopération doit s'inscrire dans le cadre de protocoles soumis à l'agence régionale de santé (ARS) qui vérifie que le protocole répond à un besoin ressenti au sein du territoire de santé. Si cette première condition est satisfaite, l'ARS transmet le protocole à la Haute Autorité de santé (HAS). Le directeur général de l'ARS autorise la mise en oeuvre des protocoles par arrêté, après avis conforme de la HAS. Ces protocoles précisent l'objet et la nature de la coopération, le lieu d'exercice et le champ d'intervention des professionnels concernés. Les professionnels qui souhaitent appliquer ces protocoles sont tenus de faire enregistrer leur demande d'adhésion auprès de l'ARS. L'ARS vérifie que la volonté de coopération est avérée, que le demandeur bénéficie d'une garantie assurantielle sur le champ défini par le protocole et qu'il a fourni les éléments pertinents sur sa formation et son expérience acquise dans le domaine considéré. La HAS peut également étendre un protocole de coopération à tout le territoire. Celui-ci est alors intégré à la formation initiale ou au développement professionnel continu (DPC) des professionnels de santé.

www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr, Fiche pédagogique HPST. Coopération entre professionnels de santé. 15 janvier 2010. lagedor.fr, 19 janvier 2010.

Médecins généralistes : quel transfert de connaissances en pratique professionnelle?

La mise en oeuvre de nouvelles connaissances médicales est un processus complexe. Le Dr HC Vollmar et son équipe ont réalisé une étude par questionnaire en Allemagne auprès de trois cent quatre-vingt-neuf médecins généralistes participant à vingt-six groupes de pratique professionnelle, afin de comparer l'acquisition de connaissances sur la gestion de la démence entre une approche d'apprentissage comprenant modules en ligne (Internet) et groupes de pratique, et une approche basée sur des groupes pratique seuls. Sur les cent soixante-six médecins généralistes ayant rempli le test de connaissances avant et après l'intervention, une amélioration significative de la connaissance a été observée dans chacun des groupes, mais pas entre les deux groupes.

Implement Sci. Vollmar HC et al. Knowledge transfer for the management of dementia: a cluster randomised trial of blended learning in general practice. Janvier 2010.

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