Etablissements et services sociaux et médico-sociaux : évaluation

L'Agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM) publie des recommandations de bonnes pratiques professionnelles sur la conduite de l'évaluation interne. Ce document méthodologique actualise une recommandation publiée par l'agence en mars 2008. L'ANESM précise qu'il s'agit d'un « outil pédagogique accessible aux équipes, quel que soit leur niveau d'information et de pratique ».
Concernant l'évaluation externe, « aucun financement spécifique n'est prévu » pour les établissements médico-sociaux, a rappelé l'ANESM. Les cabinets de conseil et d'audit devront constituer des équipes pluridisciplinaires afin de « mobiliser les compétences correspondant aux activités de la structure » évaluée.

www.anesm.sante.gouv.fr, Juillet 2009. ash.tm.fr, 18 août 2009.

Professions et formations sociales : le profil des entrants

C'est vers trente ans environ et déjà avec un niveau supérieur ou égal au diplôme envisagé que les personnes s'inscrivent dans les filières sociales. Cet âge relativement élevé s'explique notamment par de fortes proportions d'étudiants qui reprennent des études, soit pour évoluer professionnellement, soit pour s'insérer ou se réinsérer sur le marché du travail. Plus d'un étudiant sur deux travaillait l'année précédant son inscription. Il s'agit principalement de ceux qui sont inscrits dans les filières d'un niveau supérieur à bac 2 (entre 76 % et 95 %).S'appuyant sur l'enquête annuelle 2006, la DREES a étudié la situation des vingt-sept mille étudiants de première année, sur un effectif total de cinquante-cinq mille. 26 % de ceux qui entrent en première année se destinent au métier d'auxiliaire de vie sociale, 18 % à celui d'aide médico-psychologique, 15 % à celui d'éducateur spécialisé. La plupart des étudiants des filières sociales sont des femmes (86%). Quatre étudiants sur cinq bénéficient d'une prise en charge financière, notamment ceux qui préparent des diplômes d'auxiliaire de vie sociale, d'aide médico-psychologique ou d'assistant familial (niveau V équivalent d'un BEP ou d'un CAP) et, dans une moindre mesure, ceux qui suivent une formation d'un niveau supérieur à bac 2 (niveaux I et II). Les niveaux de formation reproduisent les disparités sociales : c'est au niveau V qu'on retrouve le plus d'enfants d'ouvriers (38%) et le moins d'étudiants ayant des parents cadres ou exerçant une profession intermédiaire (8.5% contre 41% pour les diplômes de plus haut niveau). 90% des étudiants qui se sont présentés aux examens ont été reçus en 2006. Plus de cinq mille étudiants ont été diplômés par validation des acquis de l'expérience.

DREES. Etudes et Résultats. Grenat P et al. Les étudiants se préparant aux diplômes de travail social en 2006. Juillet 2009. www.ash.tm.fr, 21 août 2009.

Assistants de service social : accès à la profession pour les étrangers

La direction générale de l'action sociale (DGAS) commente, dans une circulaire, les conditions d'accès des ressortissants étrangers souhaitant exercer en France le métier d'assistant de service social. Compte tenu du nombre réduit de candidats, l'administration n'organisera qu'une session annuelle de validation ouverte aux ressortissants communautaires.

Actualités sociales hebdomadaires, 28 août 2009. Circulaire DGAS/4A/2009/256 du 7 août 2009.

Harmonisation des salaires

Il n'existe pas de convention collective unique pour les établissements hébergeant des personnes âgées : tout dépend de leur statut. A partir du 1er août 2009, un arrêt d'extension impose à toutes les entreprises de la branche, qu'elles adhèrent ou non à un syndicat professionnel, la grille de classification des établissements NAF 853D. L'un des articles concernant la grille des salaires vise à « permettre une évolution de carrière et limiter les risques de rattrapage par le SMIC des coefficients d'entrée de grille ». Son extension rend obligatoire l'harmonisation des salaires, en particulier des plus bas.

Lagedor.fr, 6 août 2009.

Aide et soins à domicile : prévenir les risques professionnels

Le pôle de recherche et d'action de l'organisme de prévoyance Chorum publie deux guides pratiques destinés à améliorer la qualité de vie au travail des deux cent trente mille salariés qui interviennent dans les cinq mille structures de l'aide et des soins à domicile. Un guide méthodologique propose aux structures une démarche simple pour identifier les risques professionnels, les évaluer, mettre en forme le document unique réglementaire obligatoire, et concevoir un plan de prévention de ces risques. Un deuxième guide, consacré aux pratiques de prévention des risques professionnels, fait le point sur les risques dominants dans le secteur, en présentant des pistes d'action concrètes : évaluation de la personne aidée, formation de salariés référents a été réalisé en partenariat avec la Mutualité française et l'Union nationale de l'aide, des soins et des services aux domiciles (UNA).

Cides.chorum.fr, ash.tm.fr, 2 juillet 2009.

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