Conseil national de l’ordre des médecins et activité libérale en EHPAD

Le Conseil national de l’ordre des médecins estime que  le décret du 30 décembre 2010 relatif à l'intervention des professionnels de santé exerçant à titre libéral dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) réduit le libre choix de son médecin par le résident et va déposer un recours au Conseil d’Etat. Le conseil ordinal s’insurge contre la possibilité donnée au directeur d’établissement de résilier sans motif particulier le contrat d’un médecin intervenant qui ne pourrait plus alors intervenir auprès des résidents l’ayant désigné comme praticien.

www.agevillagepro.com 14 février 2011

Dépendance : professionnaliser les emplois du grand âge

Pour le président de la République,  « les emplois qui accompagnent le grand âge ne doivent pas être considérés comme des petits boulots, des boulots au rabais que l'on fait faute de mieux, sans en avoir le goût, sans y être préparé, avec le sentiment qu'il ne s'y attache aucune reconnaissance sociale ». Il faut « les professionnaliser, valider les acquis de l'expérience, améliorer les conditions de travail et de rémunération, ne pas les laisser dans la précarité, avec le sentiment d'une absence totale de perspective ».

« Former, recruter, manager… certes, mais encore faut-il attirer des professionnels vers les métiers du grand âge, dont l’image reste peu flatteuse dans l’opinion publique », écrit Annie de Vivie, d’AgeVillage. « Et, une fois recrutés, formés, il faudra manager ces équipes, les motiver, les reconnaître, leur proposer des projets moteurs pour avancer chaque jour dans un prendre soin respectueux des personnes accompagnées, à leur domicile ou en établissement d’accueil ». Pénibles, déprimants, nécessitant la vocation ? Au cœur de la condition humaine, l’image de ces métiers va évoluer, assure Annie de Vivie. Ils sont emprunts d’humanisme, d’émotions, de rires, mais aussi de savoirs, de techniques, de savoir-faire. Ils jonglent aujourd’hui entre le prendre soin, les soins parfois très techniques, et le lien social (avec l’environnement local), la créativité (avec les artistes), les technologies (de l’information notamment) ».

www.elysee.fr, 8 février 2011. Actualités sociales hebdomadaires, 9 février 2011. www.agevillagepro.com, 22 février 2011.

Médicaments en EHPAD : quel rôle pour le pharmacien d’officine ?

Arnaud Montebourg, sénateur socialiste de Saône-et-Loire, craint que l’intégration des médicaments dans les forfaits soins des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ne pénalise les pharmaciens d’officine ruraux, et ne crée « d’importantes inégalités de traitement entre les personnes soignées à domicile, qui pourraient avoir accès à l’ensemble des produits remboursables sur simple prescription, et les personnes en établissement, qui risqueraient de subir une discrimination en fonction de la gravité des pathologies qui les affectent », pour des raisons économiques. De quoi s’agit-il ? Le ministère du Travail, de l’emploi et de la santé, qui évoque une « surconsommation médicamenteuse » dans les EHPAD, « un problème de santé publique qui pèse également sur les dépenses de l’assurance maladie », rappelle que l’intégration des dépenses de médicaments dans la dotation de soins des EHPAD reste pour l’instant au stade expérimental. L’objectif est de « lutter contre la iatrogénie tout en assurant une meilleure maîtrise des volumes de médicaments du fait d’une meilleure politique d’achat », en incitant les gestionnaires d’EHPAD et les pharmaciens d’officine des conventions prévoyant à la fois des prestations de gestion du médicament et d’optimisation de la prescription.

Assemblée nationale. Question 88312 d’A Montebourg. JO du 22 février 2011.

Indicateurs de pilotage de la qualité en EPHAD

L’ANESM (Agence nationale de l’évaluation des établissements et services sociaux et médico-sociaux) travaille sur une série d’indicateurs de la qualité des EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), en lien avec la Haute autorité de santé (HAS), l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (ANAP) et la direction de la sécurité sociale (DSS). Annie de Vivie, fondatrice d’Agevillage, propose d’interroger également les professionnels pour savoir si l’établissement, a une vision positive des personnes et si les équipes ont les compétences, les moyens nécessaires pour évaluer les capacités, les envies, les désirs des personnes accompagnées.

www.agevillagepro.com, 31 janvier et 1er février 2011.

La recherche en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes

Le réseau Recherche en établissement d’hébergement pour personnes âgées (Rehpa), qui regroupe trois-cent-dix EHPAD et y coordonne des travaux de recherche, a mené une étude sur la démence en EHPAD (étude Idem) auprès de cent quarante huit patients. Avec deux heures d’activité physique par semaine, la moitié de l’échantillon a connu un ralentissement du déclin cognitif par rapport à l’autre moitié qui avait gardé un suivi médical classique. La recherche en EHPAD, qui permet de produire des données chiffrées, donne au médecin coordonnateur un argumentaire plus étayé pour défendre ses choix au sein de l’EHPAD et auprès de la tutelle.

Le Journal du médecin coordonnateur. Janvier – février 2011.

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