Guides pour les animateurs

Les animateurs peuvent se sentir très isolés lorsque le reste de l’équipe ne reconnaît pas leur rôle et leur reproche de passer leur journée assis à discuter avec les résidents. Pourtant, le travail d’animateur exige des compétences étendues : mise en relation et travail de groupe, diplomatie, enthousiasme, patience et persévérance, sensibilité, capacité d’écoute. Il existe encore peu de programmes d’intégration, de soutien et de formation des animateurs. Un bon animateur ne doit pas être isolé : il doit savoir utiliser l’énergie et les compétences des autres personnes de son environnement : les autres professionnels, les familles, le cuisinier, le jardinier et les résidents eux-mêmes. Toutes les situations de la vie quotidienne peuvent être prétextes au jeu. L’association britannique NAPA (National association for providers of activities for older people ), qui entame sa dixième année d’activité, édite deux ouvrages pour la formation des animateurs : Starting out and keeping it up � a guide for activity providers (2 ’ = 3 �) ; Hot tips for developing team spirit and cooperation in the home (1’ = 1.5 �). NAPA, Unit 5.12, 71 Bondway, London SWQ 1SQ, Royaume-Uni. 
www.napa-activities.co.uk, Journal of Dementia Care , mars-avril 2007

Cartographier la satisfaction des résidents

Wendy Shiels, conseillère spécialisée Alzheimer au centre Millward de Melbourne (Australie), une unité non spécialisée de cent lits, décrit comment elle a utilisé la méthodologie DCM (dementia care mapping ) mesurant la satisfaction des personnes atteintes de formes avancées de la maladie, pour former son personnel. Le recueil des observations a été organisé auprès de six personnes, sur trois jours consécutifs, sur des tranches de six heures, pour tenir compte des changements de personnel. Les résidents ont montré des signes de mal-être (ill-being ) dans les situations suivantes : bruit ou activité à proximité ; somnolence pendant les repas; pas de manifestation de reconnaissance pendant les soins personnels ; troubles du sommeil ; demande d’attention ou d’assistance. Cette méthode a permis de restructurer l’unité en s’assurant que l’équipe répond aux besoins physiques et psychologiques des personnes de manière rapide et positive. Ce travail a également permis à l’équipe de prendre conscience qu’il est possible d’améliorer le bien-être de ces résidents dans un environnement structuré de manière adéquate. 
Journal of Dementia Care , mars-avril 2007. 

Comment retenir les aides soignantes ?

Aux Etats-Unis, les aides-soignantes débutantes en maison de retraite gagnent moins de 8 $ (5.90 �) par heure, soit un dollar de plus que le salaire horaire minimum (7 $, 5.16 �). Le faible niveau de rémunération, conjugué à la pénibilité de la tâche et aux horaires, incite les aides-soignantes débutantes à opter dès qu’elles le peuvent pour des métiers moins pénibles et mieux rémunérés. Une aide-soignante trouve un autre emploi dans les deux ans. www.tdn.com , 17 avril 2007.

Soins infirmiers : mesure de la performance

Le service de médecine générale de l’Université catholique de Louvain (Belgique) a étudié les tâches accomplies par les infirmières et les aides-soignantes dans vingt-six établissements pour personnes âgées et a mesuré le temps passé à accomplir six catégories de tâches pour des résidents de différents degrés de dépendance. Le temps était mesuré en minutes sur une période d’une semaine. La répartition du temps était la suivante : soins primaires 48.7% ; tâches de soutien 15.3% ; tâches logistiques 15.1% ; procédures de nursing 12.2% ; tâches administratives 4.7% ; tâches de communication 4.0%. La charge de travail était identique pour les infirmières et pour les aides soignantes. Les infirmières n’ont pas délégué de tâches aux aides-soignantes. 
Int J Nurs Stud , Paquay et al, Tasks performance by registered nurses and care assistants in nursing homes: a quantitative comparison of survey data , 28 mars 2007.

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