Le rôle du médecin de famille.
Dans la cas de la maladie d’Alzheimer, où n’existe pas encore de traitement curatif, « le médecin de famille, qui connaît aussi bien la personne malade que son environnement familial et social, a un rôle particulièrement important à jouer », écrit Xavier Emmanuelli, Président de la Fondation Médéric Alzheimer, dans l’éditorial du numéro spécial de la revue Tout Prévoir. Rôle de sentinelle : contribution au diagnostic, orientation vers une structure spécialisée. Rôle d’accompagnement : grâce à son double regard sur la personne malade et sur son environnement, il peut devenir un médiateur familial. Il est « présent et actif au delà du traitement médicamenteux (...). Il n’est plus un « guérissant », il est devenu un « soignant ». Mais, faute de formation, tous les généralistes ne perçoivent pas cette réalité qui est la leur : ils ont développé un « syndrome de toute puissance », fondé sur une représentation du corps assimilé à une mécanique. « N’est-ce pas le moment de faire un retour sur soi ? », interroge Xavier Emmanuelli.
Tout Prévoir, article de Xavier Emmanuelli, supplément au numéro d’octobre 2006.
Le rôle du médecin de famille (bis)
Analyser les besoins de la personne malade, en prenant en compte « les difficultés psychologiques, sociales et familiales de ceux qui sont confrontés à cette maladie », « apporter une attention particulière à l’entourage familial », voilà quelques unes des missions du médecin généraliste face à la maladie d’Alzheimer. C’est ce que constate Jean-Pierre Aquino, gériatre, conseiller technique de la Fondation Médéric Alzheimer, dans son introduction au numéro spécial de la revue Tout Prévoir, dont il a assuré la coordination.
Tout Prévoir, article de Jean-Pierre Aquino, supplément au numéro d’octobre 2006
Le double regard du médecin de famille.
C’est le médecin traitant qui est le mieux placé pour repérer le besoin de répit d’un aidant. Mais « sa parole ne doit pas être disqualifiée » aux yeux du malade « par un dialogue direct entre le praticien et la famille à son propos ». C’est ce que Marie-Jo Guisset-Martinez, responsable du pôle Initiatives Locales à la Fondation Médéric Alzheimer, appelle le « double regard » du médecin de famille. Ne pas oublier, toutefois, qu’ « il faut un cheminement de la part de l’aidant pour qu’il soit en mesure d’accepter une aide. Certes il est épuisé, mais il est parfois dans une relation fusionnelle avec son proche ». Tout Prévoir, propos recueillis par le Dr J.P .Aquino, octobre 2006
Le médecin de famille comme médiateur familial. C’est lui qui reprend l’annonce du diagnostic de maladie d’Alzheimer, délivrée à la consultation mémoire. Lui qui se situe au coeur du système de soins, puisqu’il est le seul à pratiquer un « double regard » sur le malade et sur son entourage. Lui qui détermine le point de rupture lorsque le maintien à domicile devient difficile. D’où la nécessité de valoriser son rôle, notamment auprès des pouvoirs publics. Tout Prévoir, article du Dr Hélène Pitti-Ferrandi, octobre 2006
Maladie d’Alzheimer : cinq protagonistes en quête d’identité.
Aujourd’hui, la maladie est diagnostiquée de plus en plus tôt. Angoisse, perplexité, souffrance vont émailler sa progression, qui s’étend désormais sur un temps très long : dix à douze ans en moyenne entre le diagnostic et la phase terminale. Le vécu de la maladie est différent selon les cinq protagonistes qui, tour à tour, participent à la maladie et à son évolution : le malade lui-même, comment vit-il sa maladie ?, l’aidant ensuite, en général membre de la famille ; puis la famille, les soignants professionnels et enfin le médecin généraliste qui assurera le quotidien du malade, de l’aidant... et de la famille. Il sera, lui, le récepteur des questions et des doutes, des fausses et des vraies alertes, des hauts et des bas du malade, mais aussi de l’aidant.
Médecine, de la médecine factuelle à nos pratiques, article de Jacques Selmes et Christian Derouesné, vol 2 n°7, 2006
Réseaux de santé : fusionnons, fusionnons. L’Inspection générale de l’Action Sociale, dans son rapport de mai 2006, préconisait déjà de fusionner le Fonds d’aide à la qualité des soins de ville (FAQSV) et la Dotation nationale de développement des réseaux (DNDR). Dans le cadre de la loi de financement de la SS, le ministère s’apprête à fusionner ces deux fonds avec le Fonds de Réorientation et de modernisation de la médecine libérale (FORMMEL), pour constituer le fonds d’intervention pour la qualité et la coordination des soins.
www.agevillagepro.com, 6 novembre 2006
Pas d’heures d’équivalence pour les salariés à temps partiel.
C’est ce que vient de juger la Cour de Cassation, dans un arrêt du 27 septembre 2006. Des salariés avaient effectué des permanences nocturnes en chambre de veille, rémunérées selon le régime des heures d’équivalence institué par la convention collective nationale des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées. Pour les magistrats, ce régime dérogatoire du droit commun n’est applicable qu’aux salariés et aux périodes de travail à temps complet.
Actualités sociales hebdomadaires, 20 octobre 2006
Valider son expérience.
Depuis un décret du 1er mars 2006, le diplôme d’Etat de technicien de l’intervention sociale et familiale est ouvert à la validation des acquis de l’expérience. Une circulaire du 28 août précise les conditions de formation et de validation. Nouveautés : un parcours de qualification simplifié et une dispense de la moitié des modules de formation.
http://questions.assemblee-nationale.fr, 5 octobre 2006 ; Mail’hebdo, 25 sept.-2 octobre 2006
Services à la personne : attention aux conditions de travail ! Près d’1,3 millions de salariés – des femmes à 95% - travaillent dans ce secteur qui recouvre plus d’une vingtaine de métiers, pour les deux millions de particulier employeurs, les 6500 associations ou les 4500 entreprises de services. Mais les différentes assises régionales sur la professionnalisation des services à la personne constatent une certaine médiocrité des conditions de travail : temps partiel subi, faibles salaires, manque de formation, nombreux déplacements parfois mal remboursés. Avec souvent des employeurs multiples, il est difficile de prendre des congés, poser des arrêts maladie ou faire prendre en charge sa visite médicale.
www.agevillage.com, 13 novembre 2006
Aides à domicile : un manifeste. L’UNA (Union nationale de l’aide et des soins à domicile) publie son manifeste pour « un droit fondamental de vivre à domicile ». Elle avance vingt propositions concrètes destinées à interpeller les candidats aux différentes élections de 2007 et 2008. 
www.agevillagepro.com, 28 novembre 2006
Aides à domicile : accord ADESSA Fourmi Verte.
ADESSA, qui regroupe 270 associations d’aide à domicile employant 17 500 salariés équivalents temps plein, a signé le 10 novembre un protocole d’accord avec Fourmi Verte, qui référencera son offre de services. Actualités sociales hebdomadaires, 17 novembre 2006
Aides à domicile : deux millions d’euros pour une nouvelle enseigne. C’est ce que l’Agence nationale des services à la personne (ANSP) vient d’accorder pour soutenir la naissance de l’enseigne A Domicile Services, créée par A Domicile Fédération nationale, en partenariat avec Dom Plus et la Société d’encouragement pour l’industrie nationale (SEIN).
www.agevillagepro.com, 2 novembre 2006
Aides à domicile : un label de qualité ADESSA. Troisième fédération de services à domicile par l’effectif (35 000 salariés, soit 17 500 équivalents temps plein), ADESSA est la première à lancer un label de qualité. Objectif : démarche entamée avant l’été 2007, tout le monde labellisé à la fin de l’année. La charte de qualité comporte vingt et un critères, répartis en trois axes principaux : le respect du client, du salarié et l’efficacité de la structure. 
www.seniorscopie.com, 18 octobre 2006 ; www.agevillagepro.com, même date ; Actualités sociales hebdomadaires, 13 octobre 2006
Aides à domicile : 0,33 euros par km.
Tous les salariés relevant de l’accord du 29 septembre 2005 dans la branche de l’aide à domicile ont désormais droit à une indemnité kilométrique de 0,33 euros pour les voitures et 0,14 euros pour les deux-roues. Actualités sociales hebdomadaires, 10 novembre 2006
Aides à domicile : salaires augmenté de 41% pour les titulaires d’un diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie, selon l’accord de branche, première étape vers la constitution d’une convention collective unique de la branche. Le gouvernement s’est engagé dans une politique de professionnalisation et de valorisation des métiers de l’aide à domicile. C’est ce que rappelle le ministre de la Santé, dans sa réponse à une question de Francis Saint-Léger, député UMP de Lozère.
http://questions.assemblee-nationale.fr, 3 octobre 2006
Garde de nuit : une activité valorisante.
Un certain nombre de services de gardes itinérantes de nuit fonctionnent à travers la France : Alliance Domicile à Paris, Fanal à Mulhouse, ASSAD à Dunkerque, CCAS de Saint-Lô (Manche), etc. Les différents intervenants insistent sur l’attractivité de ces métiers : autonomie, polyvalence, reconnaissance accrue, relations privilégiées avec les usagers.
Gazette SantéSocial, octobre 2006
Deux diplômes universitaires sur le vieillissement. L’Office aquitain de recherches, d’études, d’information et de liaison sur les problèmes des personnes âgées propose deux formations, à la fois pluridisciplinaires et spécialisées, en gérontologie sociale : un diplôme universitaire supérieur de gérontologie sociale (niveau master 1), ouvert aux personnes de niveau licence et ayant déjà un diplôme de gérontologie, et un diplôme interuniversitaire de gérontologie sociale ouvert aux étudiants et professionnels de niveau bac. 
www.oareil.org ; Gazette SantéSocial, octobre 2006
Le métier d’auxiliaire de vie est reconnu. L’avenant à la convention collective est agréé, ce qui le rend applicable. Le métier est affecté d’un coefficient de référence égal à 306. Les titulaires du diplôme d’Etat bénéficient d’un complément diplôme de 33 points : leur salaire de base mensuel, hors primes et indemnités, est de 1 440,07 euros. Actualités sociales hebdomadaires, 17 novembre 2006
Oui aux auxiliaires de vie sociale en maison de retraite. C’est ce que précise le ministre de la Santé et des solidarités en réponse à une question de Damien Meslot, député UMP du Territoire de Belfort. Il suffit aux partenaires sociaux des branches professionnelles intéressées par cette qualification d’inscrire ce diplôme d’Etat dans leurs conventions collectives. 
http://questions.assemblee-nationale.fr, 3 novembre 2006
Un guide de l’évaluation interne.
A l’initiative du Conseil national de l’Evaluation sociale et médico-sociale (CNESMS), est paru un guide de l’évaluation interne, qui doit permettre aux entreprises du secteur de procéder à cette évaluation (dont le terme a été repoussé de janvier 2007 à janvier 2009). Le président du CNESMS, Stéphane Paul, croit sentir « un mouvement de fond qui (le) rend optimiste ». Il rappelle que quatre thèmes sont « en cours » : l’expression et la participation des usagers, le respect de la liberté de choix, les méthodes éducatives dans la prise en charge des enfants autistes, la prévention et la gestion de la violence dans les établissements.Directions, octobre 2006 ; www.social.gouv.fr

Retour haut de page