Recrutement et fidélisation

L’Agence nationale d'appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (ANAP), en partenariat avec le syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées (Synerpa), publie un guide pratique d'aide au recrutement et à la fidélisation des personnels. Consacré à la valorisation des métiers du grand âge, ce guide s'appuie en grande partie sur les retours d'expériences menées dans onze établissements ou groupes d'établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), adhérents du Synerpa, dans cinq domaines-clefs : la communication, le pré-recrutement, l'accueil et l'intégration, le management, la formation continue et les parcours qualifiants. 

Actualités sociales hebdomadaires, 28 mai 2013. ANAP-Synerpa. Valoriser les métiers du grand âge. Retours d’expérience et pistes d’action. Mai 2013. www.anap.fr/uploads/tx_sabasedocu/guide_valoriser_metiers_grand_age.pdf (texte intégral).  

Recherche-action : la reconnaissance des savoirs pratiques

Les recherches qui associent les acteurs à la réflexion se développent, notamment dans le champ de l’action sociale, sous des appellations diverses qu’on peut regrouper sous le terme de « recherches-actions collaboratives », écrit Caroline Sédrati-Dinet, d’Actualités sociales hebdomadaires.  L’Institut régional supérieur du travail éducatif et social de Bourgogne vient d’organiser le premier colloque international sur le sujet. « De plus en plus de chercheurs et de praticiens ne se satisfont plus des manières actuelles de faire de la recherche. Aussi sont-ils nombreux, localement, à essayer d’autres méthodes qui tentent de faire avancer ensemble les connaissances théoriques et pratiques en légitimant les savoirs d’action », explique Philippe Lyet, sociologue et responsable du département Etudes et recherches de cet institut : ce sont « des recherches où chercheurs et acteurs de terrain sont associés de la conception à l’analyse en passant par l’enquête ». Frederik Mispelblom-Beyer, professeur de sociologie à l’université Paris UniverSud Evry, précise  que « les personnes participantes ne sont plus considérées comme des objets mais comme des acteurs, ce qui implique une forme de co-construction de la recherche dans ses différentes étapes, qui remet en cause la division traditionnelle entre savoirs académiques et savoirs professionnels, travail intellectuel et travail manuel, chercheurs et professionnels-praticiens, théorie et pratique ».

Actualités sociales hebdomadaires, 31 mai 2013.

Évaluation à domicile

La Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT) d’Alsace-Moselle, la Mutualité sociale agricole (MSA) d’Alsace et le Régime social des indépendants (RSI) d’Alsace ont constitué un groupement inter-régimes pour l’évaluation et l’accompagnement à domicile des personnes âgées de la région (EVADOPA). Les seniors concernés sont essentiellement des personnes âgées valides, mais fragilisées du fait d’une situation de rupture susceptible de générer un handicap social ou un risque pour la santé.

Les évaluateurs auront la charge de » noter le domicile au regard des conditions de vie en sécurité pour prévenir les risques de chutes notamment, mais aussi de prodiguer des conseils, au plus près des besoins de la personne, sur les moyens d’aide à mettre en place pour favoriser le "Bien vieillir" à domicile ». L’activité prévisionnelle est estimée à plus de six mille évaluations par an. Cette évaluation conditionne aussi les prises en charge d’aides par les organismes participant au groupement. Elle est basée sur un questionnaire national. « La réponse la plus adaptée devra être mise en valeur par l’évaluateur, et ne se traduira pas automatiquement, comme c’était souvent le cas, par la mise en place d’une aide-ménagère mais pourra proposer un plan d'aides diversifiées », indique le groupement, qui ajoute que « cette offre se complètera de dispositifs de conseil prévention-santé aux seniors et par la poursuite de la promotion d’ateliers collectifs sur des thématiques comme la mémoire, l’estime de soi, la nutrition, la prévention des chutes, le sommeil, ou le maintien du lien social ».

Doctorat en travail social

Le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) a reçu l’autorisation ministérielle de créer une option « travail social » pour deux doctorats de sociologie et de sciences de l’éducation. Dès septembre prochain, les professionnels détenteurs d’un master 2 pourront donc préparer des thèses sur leurs pratiques d’intervention. Cet accès à la voie doctorale s’inscrit dans la suite logique du master de recherche en travail social proposé par la chaire de travail social et d’intervention sociale du CNAM. Il est en outre justifié par l’inscription des formations sociales dans le système licence-master-doctorat – un processus néanmoins ralenti en France par le blocage de la reconnaissance des diplômes de niveau III au grade de la licence, relève Isabelle Sarazin, d’Actualités sociales hebdomadaires. « Il s’agit là d’une avancée incontestable puisqu’elle permet aux professionnels d’acquérir l’expertise nécessaire pour produire de la recherche scientifique dans le champ du travail social », ajoute-t-elle. « Certains regretteront toutefois que le travail social ne soit reconnu que comme une spécialité à deux doctorats existants et qu’il ne soit toujours pas considéré comme une discipline académique à l’instar de nombreux pays européens ». Marcel Jaeger, titulaire de la chaire de travail social et d’intervention sociale du CNAM, veut y voir, pour sa part, une première étape vers la création d’un doctorat en travail social, qui impliquerait la création d’une section au Conseil national des universités (CNU).

Actualités sociales hebdomadaires, 3 mai 2013.

Référentiels qualité des établissements : quelle équivalence ?

En publiant au Journal Officiel l’arrêté de concordance entre la norme NF Service et le cahier des charges de l’évaluation externe – démarche obligatoire pour tous les EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) à partir de 2015 – les pouvoirs publics reconnaissent le travail fourni par les équipes de terrain dans leur démarche de certification. L’arrêté accorde par exemple une adéquation complète sur la dynamique générale d'amélioration continue de la qualité des prestations, les facteurs de risque, ou la capacité à évaluer, avec les résidents, leurs besoins et leurs attentes dans le cadre du projet d'établissement. Cette reconnaissance partielle des référentiels Qualicert et AFNOR permettra aux établissements certifiés de diminuer leurs charges d’évaluation externe. D’ici à fin 2014, près de 22 500 établissements sociaux et médico-sociaux devront faire réaliser une évaluation externe.

Arrêté du 17 avril 2013 portant reconnaissance de correspondance partielle entre le référentiel de certification de services constitué de la norme NF X 50-058 et des règles de certification NF 386 pour les établissements d'hébergement pour personnes âgées de la société par actions simplifiée AFNOR certification et le cahier des charges pour la réalisation des évaluations externes prévu à l'annexe 3-10 au code de l'action sociale et des familles. JO du25 avril 2013. www.agevillagepro.com, 10 juin 2013. Angles de vue, juin 2013.

www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027351767(texte intégral).

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