Respect, écoute, attention

« Mais pourquoi ton déambulateur n’est pas là ? s’écrie la fille d’une résidente en visite. Il y a quelqu’un pour me répondre ? » Des soignants débarquent, agacés, et finissent par aller chercher le dit déambulateur, laissé à l’écart pour que la vieille dame cesse de se promener dans l’établissement… Cette situation maintes fois rapportée dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes ou d’autres services est jouée par la troupe Naje lors de la journée inter-résidence du centre d’action sociale de la Ville de Paris (CASVP), le 11 juin 2015. Les agents présents à ce séminaire consacré à la bientraitance ont ensuite été invités à monter sur scène pour proposer un autre positionnement professionnel et réinventer le scénario, témoigne Cyrienne Clerc, d’Actusoins. « La relation à l’autre dans les maladies graves, cela commence par soutenir le regard, maintenir le lien, rappelle le Dr Jean-Marie Gomas, responsable du centre douleur chronique soins palliatifs de l’hôpital Sainte-Périne (Assistance publique-hôpitaux de Paris). « Le regard c’est le premier et dernier vecteur dans la relation qui montre au patient que vous le regardez et le respectez. » Écouter le patient est également essentiel, même si cela ne signifie pas qu’il faut obéir à chacune de ses demandes. Jean-Marie Gomas conseille aux professionnels de se souvenir de cinq règles proposées en 2011 par le Dr Catherine Wong, médecin généraliste et membre du réseau Ancrage à l’hôpital Henri-Dunant de Paris (Croix-Rouge française) : 1/ ne pas confondre incapacité juridique et incapacité d’expression ; 2/ ne pas vouloir appliquer à tout prix des règles décidées par le malade avant sa maladie ; 3/ interdire , sans hésiter, ce qui mettrait l’autre ou les autres en danger ; 4/ respecter les règles de vie commune en collectivité, c’est respecter la liberté de chacun ; 5/ ne pas négliger la liberté de l’entourage du patient . « Le malade est vivant jusqu’au bout avec des désirs, des plaisirs, des potentialités, des communications », rappelle Jean-Marie Gomas. « Même la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, si on sait l’écouter et lui laisser le temps. »

www.actusoins.com, 15 juin 2015. Wong C. Quels droits pour le majeur vulnérable ? Douleur Analg 2011 ; 24 : 71-74. http://link.springer.com/article/10.1007/s11724-010-0227-3#page-2.

Centres locaux d’information et de coordination : bonnes pratiques

La régulation téléphonique du guichet unique de la coordination territoriale d’appui d’Angers par la plateforme gérontologique Pass’âge est l’un des projets distingués en 2015 par l’Association nationale des coordinateurs de CLIC(centres locaux d’information et de coordination). Cinq jours sur sept, les professionnels du CLIC, du réseau gérontologique, de la MAIA (maison pour l'autonomie et l'intégration des malades d'Alzheimer) et de l'équipe d'appui en réadaptation se relaient pour répondre aux appels et orienter le cas échéant vers un entretien approfondi au domicile. Le numéro vert gratuit a reçu deux mille huit cents appels en 2014 (deux tiers de personnes âgées ou d’aidants et un tiers de professionnels de services à domicile ou d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes).

www.agevillagepro.com, 29 juin 2015.

Art-thérapie

Pendant deux mois, Thérèse Sonck, art-thérapeute, s'est installée à la maison de retraite d’Amillis (Seine-et-Marne) pour proposer un atelier d'expression aux résidents. Elle explique : « lorsque les fonctions cognitives sont désorganisées et que le verbe fait défaut, la peinture, la musique, le modelage… permettent un décodage différent de leur état émotionnel. Une nouvelle communication est alors possible, avec l’entourage, la famille, les soignants ». Thérèse Sonck est intervenue une fois par semaine pendant deux mois au sein de l’établissement : « c’est une personne passionnée et investie, qui aime travailler avec de nouveaux acteurs. Venir en maison de retraite était aussi une première pour elle », déclare la directrice Olga Broussolle. Vingt résidents au total ont participé à l’initiative. « Il ressort de cette expérience des œuvres vraiment intéressantes, souligne la directrice de l’établissement. Nous avons décidé de les réunir en une seule et grande fresque ». Le vernissage a eu lieu en présence des résidents et des familles. Outre l’art-thérapie, deux autres ateliers ont été mis en place dans l’établissement, l’un s’appuyant sur le langage photographique et l’autre sur la lecture.

www.lepaysbriard.fr, 30 juin 2015.

Maisons de retraite : réputation électronique

« Comme tous les secteurs économiques aujourd'hui, le marché des EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) est soumis à la pression des nouveaux supports de communication : Internet, blogs, réseaux sociaux, avis des clients... », écrit Annie de Vivie, d’Agevillage. « Il n'est pas facile pour les directions d’EHPAD d'accepter ces applications qui permettent aux résidents et leurs proches de donner leur avis sur la maison de retraite (même quand le service a été inventé avec les fédérations professionnelles). Les consommateurs, résidents, futurs résidents, familles, sont et seront de plus en plus informés. Le tout récent portail public qui vient d'ouvrir www.pourlespersonnesagees.gouv.fr, leur offre la possibilité d'évaluer le "reste à charge, à payer" prévisionnel.  Un jour, il affichera les tarifs dit "socles". Petit à petit, les consommateurs vont comparer les services à domicile, les résidences services seniors, les EHPAD entre eux. Face aux tarifs pratiqués, les clients et leurs proches vont de plus en plus chercher à être rassurés sur la qualité du prendre soin. Certains groupements créent leur label interne. Mais le consommateur veut s'assurer d'une évaluation indépendante de la qualité de l'accompagnement, respectueux, professionnel, bientraitant, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept.

www.agevillage.com, 15 juin 2015.

Diversification

Le Syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées (Synerpa) étend son action avec Synerpa Domicile (trois cent cinquante adhérents sur deux mille services) et Synerpa Résidences Services Seniors (une centaine d’adhérents sur quatre cent cinquante résidences).

www.agevillagepro, 16 juin 2015.

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