Comportements difficiles dans le domaine du handicap : un guide de l’ANESM

L’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM) publie des recommandations sur les « comportements-problèmes » au sein des établissements et services accueillant des personnes handicapées. La démarche de repérage s’appuie sur une analyse multimodale des causes et des conséquences de ces comportements difficiles. Ces recommandations s’appliquent à des manifestations dont la sévérité, l’intensité et la répétition sont telles que ces comportements génèrent des gênes très importantes pour la personne elle-même et pour autrui, de nature à bouleverser durablement sa vie quotidienne et celle de son entourage. Les répercussions concernent la qualité de vie des personnes, leur santé, le réseau social, les professionnels.

ANESM. Personnes handicapées. Recommandations de bonnes pratiques professionnelles. Les « comportements-problèmes »: prévention et réponses au sein des établissements et services intervenant auprès des enfants et adultes handicapés. 154 p. Décembre 2016. www.anesm.sante.gouv.fr/IMG/pdf/RBPP_comportements_problemes_Decembre_2016.pdf (texte intégral).

Conditions de travail en maison de retraite : les journées continues de douze heures

Dans certains établissements, les journées continues de douze heures sont plébiscitées par les professionnels, car elles permettent d’articuler plus facilement vie personnelle et vie professionnelle. L’organisation en douze heures permet notamment d’accéder à des temps de repos cumulés plus importants (généralement deux jours de repos après deux ou trois jours de travail). « En unité Alzheimer, c’est beaucoup plus simple de s’organiser et de respecter les choix des usagers qu’en journée coupée ou sur des horaires plus courts. Ça nous laisse plus de temps », dit Edith, quarante-quatre ans, aide-soignante en EHPAD privé à but lucratif depuis vingt ans. A contrario, certains professionnels disent rencontrer des difficultés à travailler en unité protégée douze heures durant, notamment parce que l’intensité psychique du travail est jugée trop lourde. « Sur l’unité protégée, la fatigue est différente. Le travail est moins physique, mais la pression est incroyable. C’est insupportable de passer douze heures avec les résidents qui déambulent et qui répètent tout le temps la même chose », dit Anaïs, trente-trois ans, infirmière en EHPAD privé à but lucratif depuis dix ans. Enfin, le sentiment de fatigue, lié à l’impression de ne pas accéder à un temps de repos suffisant entre plusieurs journées de travail peut s’intensifier lorsque les équipes sont amenées à effectuer un roulement les conduisant à travailler de jour comme de nuit. Cela nécessite pour les équipes de modifier leurs horaires à échéances rapprochées et comporte des incidences sur le rythme biologique de récupération et la capacité de l’organisme à s’habituer aux changements constants. La fatigue est également plus marquée pour les professionnels réalisant des remplacements, amenés à intervenir de jour comme de nuit, parfois au cours d’une même semaine.

Journal du domicile, novembre 2016. Chenal M et al. Étude qualitative sur les conditions de travail dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. DREES. Etudes et recherches 2016 : 134. Septembre 2016. 86 p. http://drees.social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dt134.pdf (texte intégral).

Nouvelles têtes

Le Pr Claude Jaffiol, endocrinologue, est devenu président de l'Académie nationale de médecine. Il y a notamment présidé la division médecine et spécialités médicales et la commission nutrition.

Aude Letty, juriste, secrétaire générale de l’Institut du bien vieillir Korian, succèdera au Dr Philippe Denormandie au titre de déléguée générale. Elle prendra également la direction de l’innovation santé du groupe, sous la responsabilité de Didier Armaingaud, directeur médical, éthique et qualité du groupe.

Pascal Gendry, médecin généraliste à Renazé (Mayenne), a été élu président de la Fédération française des maisons et pôles de santé (FFMPS), des lieux « où travaillent des acteurs libéraux de soins primaires réunis en équipe pluriprofessionnelle autour d’un projet de santé. »

Hospimédia, 19 décembre, 6 janvier 2016.

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