Des bourses pour étudier la perte d’autonomie

La CNSA lance un appel à projets commun avec la CNAV dans le cadre du réseau européen ERA-AGE sur le vieillissement (Programme Future Leaders of Ageing Research in Europe ). Il s’agit de financer des post-docs sur trois ans maximum (deux postes financés par la CNSA dans le champ de la perte d’autonomie et un poste financé par la CNAV sur les déterminants du départ à la retraite). Ces post-docs auront à conduire leur recherche pendant deux ans à deux ans et demi en France et six mois à un an dans un autre pays d’Europe.Cf. www.cnsa.fr 
La Lettre de Décideurs en Gérontologie , 21 février 2007

Hébergement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer : un bilan contrasté

Danièle Fontaine, responsable du Pôle Enquêtes et Statistiques de la Fondation Médéric Alzheimer, rappelle que la Fondation a dressé, en 2006, un bilan de l’accueil à l’entrée des personnes atteintes de troubles cognitifs. Les dix mille établissements d’hébergement regroupent aujourd’hui 676 100 places, soit cent trente-cinq places pour mille personnes de soixante-quinze ans et plus. Ce taux est inférieur à celui de 2003 (cent quarante et une pour mille). Le taux est le plus élevé dans le Nord Ouest, en Alsace, Bourgogne et Franche Comté. Il est plus faible dans le Midi et au coeur de l’Ile-de-France. Soixante-trois pour cent des établissements déclarent accueillir à l’entrée les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer (contre cinquante-huit pour cent en 2003). Mais soixante-huit pour cent refusent les personnes présentant des troubles « gênant le groupe » ou ayant des « comportements agressifs ». Mille trois cents établissements se sont dotés d’une unité spécifique Alzheimer, ce qui représente 22 600 places. Cinquante-trois pour cent ont apporté des éléments visuels de repérage, quarante-huit pour cent ont créé un espace intérieur de marche, cinquante-cinq pour cent ont organisé des activités spécifiques.
La Lettre de l’ADEHPA , janvier-février 2007

Savoir repérer la douleur

Un patient qui ne se plaint pas n’est pas forcément un patient qui ne souffre pas. Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer sont souvent dans l’incapacité d’exprimer verbalement leur douleur. Cette absence de verbalisation oblige les soignants et l’entourage à une vigilance particulière dès le moindre changement de comportement pouvant faire évoquer l’apparition de douleurs : refus de se lever, de marcher, de communiquer, de s’alimenter ; repli sur soi, agressivité, agitation, modification du sommeil. 
Soins Gérontologie , article de Gabriel Abitbol, janvier-février 2007

Ne pas banaliser la douleur morale

Il est rare que la personne âgée exprime spontanément, et de manière franche, sa souffrance morale. Or il existe un seuil au-delà duquel la souffrance morale devient douleur au sens d’une expression pathologique. Elle peut se traduire, entre autres, par une perte de contrôle émotionnel, ou par une anesthésie affective. Elle est souvent difficile à repérer. Mais elle doit toujours être interprétée comme un signal de détresse. La prise en soins ne peut être que pluridisciplinaire, d’où l’intérêt du réseau de santé comme lieu de prise en charge globale.
Soins Gérontologie , article d’Anne Ferreri, janvier-février 2007

Troubles du comportement = plus de sucres

Quel est l’impact de la perte d’autonomie et des troubles du comportement sur la prise alimentaire chez des patients atteints d’une maladie d’Alzheimer ? La prise alimentaire a été recueillie durant quarante-neuf jours auprès de trente-deux malades, vivant en institution et autonomes pour la prise des repas. L’association entre les habitudes alimentaires, l’atteinte cognitive, le comportement et l’existence de troubles du comportement a été testée de façon transversale. Il est apparu que l’atteinte fonctionnelle était associée à un moindre apport énergétique journalier. L’existence de troubles du comportement comme l’agitation, l’irritabilité ou la désinhibition était très fortement associée à une modification des choix alimentaires, en faveur de la prise d’aliments riches en glucides au détriment de la prise d’aliments riches en protéines.
La Lettre mensuelle de l’Année gérontologique , janvier 2007 ; J Gerontol A Biol Sci Med Sci , Greenwood CE et al., avril 2005

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