Le temps du rêve

Fabian Guénolé et ses collègues, du service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent du CHU de Caen (Calvados), publient une revue de la littérature sur les effets du vieillissement, normal et pathologique, sur la psychologie du rêve, peu étudiée chez les personnes âgées. Les souvenirs des rêves diminuent progressivement à partir du début de l’âge adulte, et non dans le grand âge, et deviennent moins intenses, perceptuellement et émotionnellement. Cette évolution est plus rapide chez les hommes que chez les femmes. Ces modifications peuvent être en partie expliquées par des changements de mode de vie, d’attitudes vis-à-vis des rêves et surtout par l’évolution du sommeil avec l’âge, particulièrement du sommeil paradoxal, au cours duquel l’activité onirique est la plus intense. D’après les rares données existantes, les personnes atteintes de démences dégénératives rêvent beaucoup moins que les personnes sans troubles cognitifs. Les phénomènes les plus étudiés chez ces personnes sont les troubles du comportement durant le sommeil paradoxal et les cauchemars induits par les médicaments anticholinestérasiques. Pour les auteurs, de nouvelles études en laboratoire d’hypnologie seraient utiles pour mieux caractériser l’évolution des rêves avec l’âge

Psychol NeuroPsychiatr Vieil. Guénolé F et al. Le rêve au cours du vieillissement normal et pathologique. Juin 2010.

Cuisiner

Lorsque la maladie d’Alzheimer est à un stade peu avancé, « la personne malade est tout-à-fait à même de cuisiner ou de contribuer à préparer des aliments et des plats savoureux qui lui donneront l’impression d’être utile et de réussir des activités valorisantes pour lui-même et pour son entourage », affirme le blog alzheimer.over-blog.fr, qui rappelle les consignes de sécurité concernant la cuisinière (appréciation des compétences de la personne malade, rappels visuels, minuteur, interrupteur automatique, plaques électriques de sécurité, extincteur automatique à poudre, ustensiles de cuisine).

alzheimer.over-blog.fr , 10 mai 2010.

A table !

Pour le blog alzheimer.over-blog.fr, « les repas sont une activité gratifiante, importante pour les être humains en général et pour les personnes malades en particulier. Ce peut être un moment de convivialité, un moment de plaisir gustatif, un moment de lien constructif. Mais parfois, les repas deviennent plus difficiles pour les personnes malades, car les habiletés à utiliser les couverts s’altèrent progressivement. Pouvoir continuer à s’alimenter en utilisant des ustensiles semblables à ceux que tout le monde utilise est un moyen de se sentir plus intégré dans la société, dans la famille, dans la communauté. Il existe toutes sortes de types de couverts qui permettent faciliter la préhension et l’utilisation, y compris quand les habiletés se font moins déliées ».

alzheimer.over-blog.fr , 10 mai 2010.

Démence et maltraitance

Pour le Dr Florence Bonté, médecin responsable de l’hôpital de jour psychogériatrique Notre-Dame-de-Bon-Secours du groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph, si le réseau national associatif ALMA a permis de rompre avec un silence lourd, la prévalence de la maltraitance reste encore largement sous-estimée faute d’outils d’évaluation validés et d’une démarche systématisée. La prise en charge des personnes dans une filière mémoire, incluant un hôpital de jour d’évaluation diagnostique et un hôpital de jour psychogériatrique de suivi permet un accompagnement des personnes malades et des aidants, tout au long de la pathologie démentielle, et est à même de déceler des situations de mauvais traitements et d’y répondre de manière adaptée. Le Dr Bonté présente les caractéristiques d’une petite série de dix personnes atteintes de démence vivant à domicile, victimes de maltraitance. Les violences verbales concernent un cas de maltraitance sur deux et les négligences passives huit cas sur dix. Dans 70% des cas, on observe des conflits familiaux. 90% des problématiques ont pu être résolues après une prise en charge moyenne de six mois en hôpital de jour psychogériatrique.

Neurologie Psychiatrie Gériatrie. Bonté F. Maltraitances et démences : pertinences de prise en charge en hôpital de jour psychogériatrique. Juin 2010.

Accidents de la vie courante des personnes âgées : quel risque ?

Une enquête de l’Institut national d’études démographiques (INED) montre que chaque année, 6% des personnes âgées de soixante-cinq ans et plus se blessent lors d’un accident de la vie courante, contre 15% des enfants. Trois fois sur quatre, ces accidents correspondent à des chutes au domicile ou dans ses abords immédiats, ces chutes ayant lieu sur la voie publique dans 15% des cas. Près de 5% des personnes âgées hospitalises à la suite d’un accident de la vie courante en décèdent. On peut craindre toutefois que le nombre des accidents augmente à l’avenir, en raison de l’accroissement du nombre de personnes âgées et de leur plus grande autonomie, qui leur permet de vivre plus longtemps à domicile. Les risques d’agression physique ou d’auto-agression sont rares : seules 1% des personnes âgées interrogées déclarent avoir subi une agression au cours des deux dernières années, et moins d’une pour mille est hospitalisée chaque année pour tentative de suicide.

Populations et sociétés. Thierry X. Les accidents et agressions corporelles des personnes âgées : moins fréquentes que chez les jeunes, mais plus graves. Juin 2010.www.ined.fr, Les Echos, juin 2010.

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