Belgique : maltraitance

Le Conseil des femmes francophones de Belgique a organisé une rencontre-débat sur la maltraitance des personnes âgées. Selon l'association Respect Seniors, créée le 1 mai 2009 suite au décret du Parlement wallon sur la maltraitance, les auteurs sont le conjoint (10% des cas de maltraitance), les enfants (40%), les neveux ou nièces (3%), les petits-enfants (4%), d'autres membres de la famille (6%), le personnel des institutions (15%), d'autres professionnels (5%), des amis ou des voisins (10%) et la victime elle-même, par auto-négligence ou refus de se faire aider (2%). Le taux d'isolement en Wallonie (personnes vivant seules) est de 26%.

Conseil des femmes francophones de Belgique, janvier 2010.

Stress des aidants : qu'en pensent les personnes malades ?

Les personnes malades sont-elles conscientes (aware) du stress de leurs aidants ? Le service de psychologie de l'Université de Warwick (Coventry, Royaume-Uni) a comparé quarante couples aidant/personne malade, répartis en deux groupes : personnes malades atteintes de démence et personnes malades atteintes d'arthrose (groupe témoin). Les personnes atteintes de démence ont un niveau élevé de conscience de la santé psychologique de leur aidant, comparable à celle des personnes souffrant d'arthrose. Ce niveau de conscience n'est pas associé à leurs troubles de la mémoire.

Int J Geriatr Psychiatry. Ablitt A et al. Awareness of carer distress in people with dementia. 23 décembre 2009.

Le pouvoir des personnes malades

En 1999, James McKillop a appris qu'il était atteint d'une démence vasculaire multiple. « J'ai été anéanti. Je me suis fermé aux autres et j'ai arrêté de sortir », explique-t-il. Avec le soutien d'Alzheimer Ecosse, il s'est resocialisé, et l'idée de former un groupe de personnes malades a émergé : « les médecins ont leurs syndicats, les aidants ont leurs groupes de soutien, mais il n'y avait pas de groupes pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou d'une maladie apparentée. J'ai pensé que ce n'était pas juste ». En 2002, James fonde le Scottish Dementia Working Group, avec le soutien d'Alzheimer Ecosse et Heather Wilkinson, directrice de l'école de la santé dans les sciences sociales au Center for Research on families and relationships (un centre de recherches collaboratif en sciences sociales à l'Université d'Edinburgh). Le groupe de personnes malades compte aujourd'hui quatre-vingt-cinq membres, et milite pour changer les perceptions publiques de la démence et faire face à la maladie de façon positive. Il est financé par la Société Alzheimer et Comic Relief (Les Nez rouges).

Living with Dementia. www.alzheimers.org.uk, décembre 2009-janvier 2010.

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