Guide de l’hospitalisation

Le Centre de référence américain ADEAR (Alzheimer’s Disease Education and Referral Center)à Silver Springs (Maryland, Etats-Unis) publie un guide de l’hospitalisation destiné aux personnes ayant des troubles de la mémoire.
Alzheimer’s Disease Education and Referral Center (ADEAR). Hospitalization happens. A Guide to Hospital Visits for Individuals with Memory Loss. www.nia.nih.gov/Alzheimers, décembre 2008

Unité libération-sécurité

Ces deux concepts sont souvent présentés comme antagonistes. L’unité spécifique Alzheimer du pavillon Argyll de Sherbrooke (Québec), qui héberge trente-six personnes au stade sévère de la maladie, se veut chaleureuse, familiale et sécuritaire. " Dans ce concept d’unité libération-sécurité, tout a été mis en place pour permettre aux résidents d’avoir la plus belle vie qui soit, que dans les différents gestes à leur endroit, cela imprime la plus belle trace dans leur mémoire émotive ", explique Camille Dolbec, chef de service, qui ajoute : " pour nous, ces personnes en perte cognitive n’ont pas été placées par leur famille. On nous les a confiées ". Aménagée au second étage (mais avec un lien de plain pied pour se rendre au " jardin prothétique " extérieur, cette " unité de transition " est divisée en trois entités familiales de douze résidents chacune, donnant sur un poste central sphérique qui permet au personnel de voir et d’entendre ce qui se passe. Le poste donne sur trois salles à manger recréant l’ambiance familiale. A côté sont aménagés d’autres " pièces de vie " : salles de repos et aires d’activités et de loisirs. Deux ilôts constituent les corridors menant aux chambres, vastes et aux normes les plus récentes.
www.cyberpresse.ca, 24 janvier 2009.

Fin de vie: recommandations

La société Alzheimer allemande (Deutsche Alzheimer Gesellschaft) publie une recommandation sur l’accompagnement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer en fin de vie.
Deutsche Alzheimer Gesellschaft. Empfehlungen zur Begleitung von Demenzkranken in de Sterbephase. 19 janvier 2009. www.deutsche-alzheimer.de (site en allemand).

Maltraitance à domicile

Le département de santé mentale de l’University College de Londres, s’appuyant sur des équipes psychiatriques de terrain, a étudié la prévalence de la maltraitance par les aidants familiaux auprès de deux cent vingt aidants de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer vivant à domicile, et adressées à un psychiatre. La maltraitance a été mesurée sur une échelle de tactiques conflictuelles spécialisées (revised modified conflict tactics scale). 52% des aidants professionnels ont observé une forme ou une autre de maltraitance et 34% un niveau élevé de maltraitance. La maltraitance verbale est la plus courante. La maltraitance physique n’est rapportée que dans 1.4% des cas.
Pour Henry Simmons, directeur de l’association Alzheimer Ecosse, le constat est grave. Un nouveau cadre juridique sur la protection et le soutien des adultes permet les poursuites judiciaires en cas de maltraitance sévère. Selon lui, dans certains cas, l’origine de la maltraitance est à rechercher dans l’isolement des aidants de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et dans le manque de dispositifs de soutien.
www.fundacionalzheimeresp.org, 11 février 2009. www.centromaderna.com, 26 janvier 2009. www.alzscot.org, 11 février 2009. Br Med J. Cooper C et al. Abuse of people with dementia by family carers: representative cross sectional survey. 22 janvier 2009.

Accumulation

L’accumulation compulsive d’objets, de pièces de monnaie (hoarding) par une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer n’est pas pathologique, selon le neurologue américain Reza Boulouri. Cacher de la nourriture, des vêtements, des montres et autres effets personnels n’est pas non plus une activité compulsive. La personne malade ne sait plus très bien que faire de l’objet, en est gênée, et va le cacher plutôt que de demander à quelqu’un pourquoi elle la garde. Selon Susan London, de la Fondation Alzheimer des Etats-Unis, l’accumulation démontre souvent un besoin de confort de certaines personnes malades face à l’anxiété et aux peurs profondes qu’elles éprouvent. D’autres personnes s’attachent à certains objets parce qu’elles ont peur que leurs souvenirs s’effaceront sans preuve tangible du passé. Face à la perte de repères du présent lors de l’évolution de la maladie, ces objets peuvent devenir de plus en plus importants.
www.agingcare.com, 13 février 2009.

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