Maltraitance : campagne nationale

La maltraitance n'a pas de frontières. Elle a des conséquences dévastatrices, mais est rarement reconnue comme un problème social. Aux Etats-Unis, à l'occasion de la journée mondiale de la maltraitance, un film d'information sur la maltraitance de quinze secondes, mettant en scène l'acteur William Mapother (séries télévisées Lost, Prison Break, Criminal Minds) a été projeté dans sept cents salles de cinéma dans l'ensemble des Etats-Unis, en bande-annonce des films destinés aux spectateurs de plus de treize ans. C'est la première fois qu'un message simple et uniforme sur la maltraitance des personnes âgées était diffusé au plan national. La prise de conscience du grand public est un premier pas important pour réduire la maltraitance, la négligence et l'exploitation des personnes âgées, a déclaré Kathleen Sebelius, secrétaire du Département américain de la Santé et des services aux personnes. Sharon Merriman-Nai, directrice du projet à l'Université du Delaware, ajoute que l'engagement citoyen est essentiel pour cette campagne.

Newswise.com, www.ncea.aoa.gov, 26 mai 2009.

Maltraitance : réveil brutal

Ce sont les mots de Shona Robison, ministre de la Santé publique d'Ecosse, après la lecture du rapport Remember, I'm still me (rappelez-vous, je suis encore moi), publié par deux commissions d'inspection du système de soins et de santé mentale au Royaume-Uni, qui ont visité trente maisons de retraite et se sont entretenus avec mille trois cents résidants. Très peu d'entre eux bénéficient d'un suivi annuel par le médecin généraliste, et la prescription de médicaments est rarement revue. Dans neuf maisons de retraite sur trente, les médicaments sont cachés dans la nourriture ou la boisson, mais cette pratique est illégale, selon Alzheimer Ecosse. La moitié des résidants ne sortent jamais. Sur un échantillon de cent quatre-vingt-deux dossiers de résidants, moins d'un quart est renseigné de façon suffisante, et un tiers des dossiers ne font aucune mention de l'histoire de vie de la personne.

Newsvote.bbc.co.uk, 28 mai 2009.

Maltraitance financière: quelles sanctions pénales ?

Le jury du tribunal du comté de Chatham (Géorgie, Etats-Unis), a condamné une aidante libérale de cinquante-trois ans à dix ans de prison ferme, dont cinq avec sursis, pour maltraitance sur personne âgée, usurpation de l'identité financière et vol. Après avoir gagné la confiance de la personne dont elle s'occupait, elle a modifié le mot de passe pour accéder à la gestion des comptes sur l'ordinateur de la victime, contrefait sa signature sur ses chéquiers et a fait acheter par la victime un véhicule 4x4. Alertée par un gestionnaire financier, une amie de la victime l'a amenée à porter plainte, afin que ces agissements cessent et que la personne maltraitante n'aille pas s'attaquer à d'autres victimes. La justice a mis sept ans pour rendre un verdict. Le journaliste Tom Barton, du Savannah Morning News, réclame une instruction plus vigoureuse de ce type d'affaires, ainsi que des sanctions exemplaires contre les « loups déguisés en aidants » (wolves in caregiver's clothing), qui devraient devenir une « espèce en voie de disparition ».

Savannahnow.com, 6 juin 2009.

Malades jeunes

L'école doctorale SHARE (Graduate school for Health Research) de l'Université de Groningue (Pays-Bas) a lancé un projet de six ans (2004-2010) sur les difficultés rencontrées par les aidants de personnes jeunes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou de maladies apparentées, concernant notamment le diagnostic et les effets psychologiques, sociaux et financiers). Une première étude (revue de la littérature) s'intéresse à la définition de la notion de malade jeune ; une seconde étude (recherche qualitative) porte sur la perception de la qualité de vie des malades jeunes et de leurs aidants ; une troisième étude cherche à définir le modèle médical et de prise en charge adapté aux besoins des malades jeunes et de leurs aidants ; une quatrième étude dresse une typologie des connaissances requises pour l'évaluation infirmière au début de la prise en charge (nature des connaissances et relation avec la prise de décision) ; enfin, une cinquième étude doit déterminer les facteurs prédictifs de besoins des malades jeunes et l'évolution de ces besoins sur une période de deux ans.

Capacité de décision

Une étude du service de psychiatrie de l'hôpital de Tai-Po de Hong Kong (Chine), portant sur soixante-six personnes âgées vivant à domicile (suivis par les centres sociaux ou résidant en foyer-logement), montre que 50% sont atteintes d'une forme très légère ou légère de maladie d'Alzheimer ou de maladie apparentée, et que 45.5% n'ont pas la capacité de prendre une décision concernant leur traitement, même si on leur présente l'information plusieurs fois.

Am J Psychiatr. Lui VW. Capacity to make treatment decisions in Chinese older persons with very mild dementia and mild Alzheimer disease. Mai 2009.

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