Conduite

Le centre mémoire de l’Université Atlantic de Floride (Boca Raton, Etats-Unis) lance une étude pour savoir si un médicament peut prolonger la capacité de conduite des personnes atteintes de formes légères de la maladie d’Alzheimer. Cette étude, financée à hauteur de 450 000 $ (333 000 �) par un laboratoire pharmaceutique qui souhaite garder l’anonymat, comprend des tests de conduite réguliers en conditions réelles sur un parcours routier de dix miles (16.5 km), complétés par des tests écrits et informatiques et par des examens de la vision. La Floride compte plus de 
2.2 millions de conducteurs de soixante-cinq à soixante-quatorze ans et plus de 242 000 conducteurs de quatre-vingt cinq ans et plus, dont 20% sont atteints de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés.
Palmbeachpost.com , 9 mai 2007. FAU Memory and Wellness Center, Boca Raton campus ,(561) 297 0502.

Conduite (bis)

Au Japon, la Faculté de médicine Kochi conseille aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer d’arrêter de conduire. Mais huit personnes sur dix ignorent ces instructions: 69% des personnes malades déclarent qu’elles sont toujours capables de conduire ; 17% estiment que la conduite fait partie de leur vie et qu’elle leur est nécessaire ; 10% déclarent que la conduite est leur hobby ou même leur raison de vivre ; 10% des personnes malades ne pouvaient pas comprendre les recommandations médicales en raison de leur état de santé. Les personnes malades qui se sont arrêtées de conduire avaient un conjoint ou des enfants titulaires d’un permis de conduire et un style de vie peu perturbé lors de l’arrêt de la conduite. 
Le Dr Naoto Uemura conseille de toujours prendre en compte l’histoire psychologique et sociale des personnes malades, et de gérer la situation en partenariat avec les associations spécialisées. mdn.mainichi-msn.co.jp , 16 mai 2007.

Grande-Bretagne : bataille judiciaire

Après deux ans de bataille scientifique et médiatique, le procès intenté par la Société Alzheimer de Grande-Bretagne et les laboratoires Pfizer et Eisai au NICE (National Institute for Health and Clinical Excellence � agence d’évaluation médico-économique britannique) va s’ouvrir le 25 juin devant la Haute Cour de justice britannique en bénéficiant d’une procédure d’audition accélérée. Le juge Goudie, magistrat en charge du dossier, a avancé la date du procès en invoquant son importance publique et un caractère d’urgence exceptionnel. En mars 2005, le NICE avait restreint les indications remboursables de quatre traitements de la maladie d’Alzheimer (Aricept, Exelon, Reminyl et Ebixa). Cette année, la Haute Cour avait autorisé les plaignants à engager une action. 
www.medicalnewstoday.com , 16 mai 2007; www.alzheimers.org.uk , 8 mai 2007

Bataille (bis)

Selon le droit britannique, les droits de l’homme s’appliquent dans les établissements publics, mais pas dans les établissements privés. Une maison de retraite privée mais financée par des fonds publics a voulu renvoyer une résidente atteinte de la maladie d’Alzheimer, au motif que son mari et sa fille ont eu un comportement troublant l’ordre de la maison (disturbing behaviour ), ont cassé une petite installation électrique et ont été agressifs envers le personnel. Le cas de la personne malade a été porté devant la chambre des Lords par un officier de justice représentant les personnes incapables de se représenter elles-mêmes (official solicitor), qui affirme que le renvoi de la personne malade serait une violation des droits de l’homme. En janvier dernier, la Cour d’appel avait rejeté l’argument qu’une maison de retraite privée exerce un service public lorsque ses résidents sont adressés et financés par les autorités publiques locales. Mais la Cour d’appel a reconnu que le cas de cette femme devait être référé à la plus haute cour de justice du pays compte tenu de l’importance publique du cas. En effet, trois cent mille personnes sont hébergées dans le privé. La décision des Lords juges, qui pourra prendre des mois, est très attendue par de nombreuses associations, dont Disability Rigths Commission, British Institute of Human Rights, Liberty, Help the Aged, Age Concern. 
business.timesonline.co.uk , 30 avril 2007.

Qui décide ?

Robert Johns, directeur du département de travail social à l’Université de Londres-Est, enseigne le droit du travail social et dirige un programme de master qu’il anime conjointement avec l’autorité régionale de santé. Il analyse la mise en �uvre de la loi britannique de 2005 sur la protection des majeurs vulnérables (Mental Capacity Act ), qui donne davantage de responsabilité (empowerment ) aux personnes, ce qui constitue un élément important du travail social. Il alerte les praticiens et les chercheurs sur les domaines clés dans lesquels la loi aura un impact majeur : quand et comment les décisions sont-elles prises à la place des personnes qui perdent leur capacité de faire des choix ? que recouvre la notion d’incapacité, de décision au mieux des intérêts de la personne, de directives anticipées en terme de traitement, de gestion des affaires à la place de la personne, de surveillance du processus de » délégation, quelles sont les questions que doit se poser la recherche. 
British Journal of Social Work, Johns R. Who decides now? Protecting and empowering vulnerable adults who loset he capacity to make decisions for themselves . 7 mas 2007.

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