Géolocalisation : que fait la police ?

Selon le quotidien québécois La Gazette, la police de Montréal a enterré le projet d’équiper d’un système de géolocalisation les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Cette initiative avait été lancée l’an dernier après la découverte de deux personnes désorientées perdues et gelées dans la neige. En septembre, le système avait été présenté par la police comme un moyen se sauver des vies, de gagner du temps et de raccourcir considérablement le temps de recherche des personnes malades. Le nouveau chef de la police de Montréal a décidé de ré-évaluer l’idée de la géolocalisation. Les réactions sont partagées. Pour la Société Alzheimer, qui recommande une approche au cas par cas, la protection de la vie privée entre en jeu, ainsi que la possibilité que la vigilance des aidants ne baisse s’ils sentent la personne malade protégée par une fausse sécurité. Les personnes malades porteont-elles le bracelet ? Pour la gériatre Susan Vaitekunas, de nombreuses personnes atteintes de démence ne porteront jamais de bracelets ou de colliers leur permettant d’appeler quelqu’un en cas d’accident ou d’urgence. « Nous avons une approche low tech », explique-t-elle : les personnes qui déambulent ne devraient pas vivre seules, et ont besoin d’une surveillance accrue.

www.montrealgazette.com, fr.canoe.ca, 2 novembre 2010.

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