Bénévolat : quelle évolution ?

Pour l'Association américaine des retraités (AARP), qui engage ses membres « à servir, pas à être servi », le service dans la cité (community service) et l'engagement civique sont une priorité. Comment le bénévolat (volunteering) évolue-t-il ? L'enquête bénévolat 2009, réalisée par téléphone auprès de mille cinq cents personnes, montre que la nature de l'engagement civique change : il devient plus personnel et plus laïque (déclin de l'engagement dans les associations et les organisations religieuses). Le temps de volontariat traditionnel (pour une organisation) diminue, les activités bénévoles devenant plus épisodiques (quinze heures par mois en 2003, six à dix heures par mois en 2010). Le volontariat informel, en revanche, croît de façon importante (de 34% à 57% de 2003 à 2009). L'âge est hautement corrélé au bénévolat : c'est la génération âgée de vingt-neuf à quarante-quatre ans qui comprend la plus forte proportion de bénévoles. Cette population correspond au groupe appelé aux Etats-Unis « génération X » ou génération du babybust (personnes nées entre 1961 to 1981) par les historiens des générations William Strauss et Neil Howe.

www.aarp.org, 7 mai 2010. Editions Quill William Morrow (New York). Strauss. W et Howe N. Generations: The History of America's Future, 1584 to 2069. 1991.

Formation des aidants aux « mieux vivre avec la maladie d'Alzheimer »

Le service de neuropsychologie clinique et cognitive de l'hôpital Erasme de Bruxelles propose une formation de douze séances de deux heures, intitulée « mieux vivre avec la maladie d'Alzheimer », destinée à des groupes de huit à douze personnes, et présente deux cas montrant l'efficacité de cette formation.

Rev Med Brux. Van den Berge D. New promising caregiver's psychoeducation training program: a Belgian experience in dementing disorders. Janvier-février 2010 (article en français).

Droit au répit, acceptation du répit

Carmen de la Cuesta-Benjumea, professeur au service infirmier de l'Université d'Alicante (Espagne), a mené une étude auprès de vingt-deux aidantes principales de personnes atteintes de démence à un stade avancé. Bien que prendre du repos soit un droit de la famille en Espagne, au plan civil comme au plan religieux, certaines conditions doivent être remplies pour que ce droit soit considéré comme légitime aux yeux des aidants : il ne doit pas y avoir abandon, cela ne doit pas faire de mal aux autres, le repos doit être obligatoire et reconnu. De nombreux aidants sont ambivalents quant à l'acceptation du répit. Pour l'auteur, les infirmières doivent évaluer la situation des aidants et promouvoir des interventions spécifiques au contexte, et un allègement du fardeau sans culpabilité.

J Adv Nurs. De la Cuesta-Benjumea C. The legitimacy of rest: conditions for the relief of burden in advanced dementia care-giving. 9 mars 2010.

Besoins d'information

L'hôpital universitaire de Nagoya (Japon), a analysé les besoins d'information de quatre cent soixante-quinze aidants de personnes âgées vivant à domicile. La sévérité de la démence a été évaluée selon les critères de la grille d'assurance dépendance publique (échelle de 0 à 5). Les trois besoins d'information prioritaires des aidants sont la démence, les premiers soins, et les services publics d'assurance dépendance disponibles. Plus de la moitié des aidants sont intéressés par la nutrition. La source d'information préférée est le care manager et les médecins. Au stade sévère de la démence, les aidants ont un besoin accru d'information sur la progression de la maladie, l'accompagnement spécifique à la démence et les effets négatifs de la maladie sur la famille et l'entourage.

Arch Gerontol Geriatr. Hirakawa Y et al. Information needs and sources of family caregivers of home elderly patients. 15 avril 2010.

Générosité

Aafke Komter, de l'Université d'Utrecht (Pays-Bas), étudie le lien entre l'altruisme et l'intérêt personnel, explorant l'origine de la générosité en associant les apports de la biologie, de la psychologie, de l'anthropologie et de la sociologie, à travers une approche évolutionniste. L'altruisme pour la parenté (kinship), l'altruisme réciproque, la réciprocité forte, les normes culturelles et la co-évolution des normes culturelles et de la génétique apparaissent comme les explications majeures de la coopération entre êtres humains. La recherche empirique montre que la générosité humaine est sélective : les personnes apparentées (kin) et les parents proches sont favorisés par rapport aux autres. De plus, la générosité fabrique ses propres récompenses, et apparaît de nouveau sélective : « plus vous donnez, plus vous recevez ».

International Sociology. Komter A. The Evolutionary Origins of Human Generosity. 1er mai 2010.

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