Bénévoles : un site de France Alzheimer

Le bénévolat ? « Accueillir en écoutant et en soutenant les familles, animer des actions pour les personnes malades et leurs aidants, animer des ateliers pour personnes malades, aider l’association départementale, participer à des évènements locaux ou nationaux.  Selon les missions et notamment celles ayant trait à l’accompagnement des personnes malades et leurs aidants, les bénévoles peuvent bénéficier d’une formation gratuite. » France Alzheimer et maladies apparentées célèbre ses trente ans. « Une longévité qu’elle doit d’abord et avant tout à l’engagement sans faille de ses milliers de bénévoles », rappelle son président Joël Jaouen. « Des femmes et des hommes mobilisés partout en France pour accompagner et soutenir les familles. Si leurs compétences et leurs motivations sont diverses, ils sont tous animés de la même générosité et du même esprit de solidarité. En 2015, c’est donc tout naturellement, que l’Association a souhaité valoriser ce bénévolat. Elle a profité de l’occasion pour envisager les moyens à mettre en œuvre pour préserver, optimiser et développer l’engagement bénévole », en proposant notamment un nouveau site Internet. « Chaque famille est unique, chaque bénévole aussi. » Dans une vidéo, Laura, Jean et Nicaise présentent les raisons de leur engagement associatif au service des familles et les modalités d’application de leur mobilisation solidaire. L’occasion pour France Alzheimer et maladies apparentées d’insister une nouvelle fois sur la diversité de son réseau de bénévoles et de démontrer que chacun, quels que soit sa formation, ses compétences, son parcours professionnel et personnel, a un rôle à jouer pour faire face à la maladie.

Revalorisation de l’APA : quelles conséquences concrètes pour les familles ?

Florence Braud, auxiliaire de vie et coordinatrice en domicile partagé, propose un cas concret pour illustrer les conséquences de la revalorisation de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie). Mme P, veuve, touche 700 euros de retraite par mois, soit 8 400 euros par an. Très dépendante (GIR 1), elle ne peut plus vivre seule et a emménagé chez son fils. Elle peut théoriquement prétendre à une APA maximum, et toucher maintenant 1 712.67 euros par mois. Ce montant permet de payer 81 heures en mode prestataire par mois, ce qui représente un peu moins de deux heures par jour. Paul, le fils, a fait le choix d’être aidant salarié. « Un choix qui n’en était pas vraiment un, puisque sa mère était devenue totalement dépendante pour tous les actes de la vie quotidienne » et que l’aide financière était insuffisante. Pour s’occuper de sa mère sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre, Paul touche toujours un salaire inférieur au SMIC, malgré l’augmentation de l’APA. Et s’il veut prendre des congés ? Et s’il tombe malade ? Et s’il doit s’absenter ? Pour le moment, ce sont des questions qu’il ne préfère pas se poser. Mais la loi a aussi pensé aux aidants et à leurs besoins de répit. Pour permettre à Paul de souffler un peu, la loi prévoit une aide au répit de 500 euros par an, l’équivalent d’une semaine en hébergement temporaire (sous réserve de trouver un établissement) ou de quinze jours en accueil de jour (difficilement compatible avec les niveaux de dépendance GIR 1 et 2), ou encore 23 heures d’aide à domicile en mode prestataire.

Doc’domicile, février-mars 2016.

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