Chine : le fardeau des aidants

Des cliniciens de l’hôpital provincial de Fujian à Fuzhou (Chine) s’intéressent au fardeau des aidants à l’interface entre le monde urbain et le monde rural [au Centre-Est de la Chine, face à Taiwan, Fuzhou (où Paul Claudel fut consul de France de 1899 à 1905), est une ville-préfecture de 7.1 millions d’habitants en 2010 (62% urbains, 38% ruraux)]. Dans une étude portant sur deux cents personnes atteintes de démence et cent cinquante aidants, ils montrent que les facteurs influençant le plus le fardeau de l’aidant sont le nombre d’heures quotidiennes consacrées à l’aide, les dépenses médicales de la personne malade, son incapacité physique et la conscience qu’a l’aidant de son rôle (obligation ou volonté).

Li H et al. Care providers' burden and associated factors of the senile dementia patient care providers in an urban-rural fringe of Fuzhou City, China. Aging Clin Exp Res, 12 novembre 2012. www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23147753.

Dispositifs médico-sociaux : quelle information ?

89% des Britanniques ne connaissent pas les services de soins et d’accompagnement qui leur sont proposés, 66% n’en connaissent pas les coûts, 69% déclarent qu’ils ne se décideront que quand ils en auront réellement besoin, et seuls 15% anticipent leur accompagnement futur. Le SCIE britannique (Social Care Institute for Excellence) propose, sur son site Internet, un portail d’information sur l’accompagnement médico-social ainsi qu’un annuaire permettant de localiser un dispositif ou un service de proximité (Find Me Good Care : « trouvez-moi un bon accompagnement). Cet outil a été développé en concertation avec les opérateurs, les autorités locales, les personnes utilisatrices des dispositifs et services et leurs aidants. L’information présentée a été rédigée par des experts, validée par des assureurs qualité et a reçu le soutien de grandes associations du secteur.

www.findmegoodcare.co.uk, 23 octobre 2012.

Comportements de couverture face au risque dépendance

Les individus anticipent-ils et évaluent-ils le risque d’être un jour dépendant ? Adoptent-ils spontanément des comportements de couverture spécifiques face au risque financier associé ? Est-il possible de prévenir les coûts financiers associés à l’entrée en dépendance en généralisant une couverture assurantielle privée ? Ces questionnements sont à l’origine d’un projet de recherche porté par la Fondation Médéric Alzheimer, en partenariat avec Luc Arrondel et André Masson, chercheurs à l’École d’économie de Paris, visant à étudier les comportements de couverture individuels et familiaux adoptés face au risque d’avoir besoin d’aide dans la réalisation des activités de la vie quotidienne. À ce jour, faute de données d’enquête, très peu d’études empiriques permettent de tester ces différents mécanismes limitant la demande de couverture. Les premiers résultats montrent que la « myopie » des agents semble un élément déterminant pour expliquer l’absence de couverture, puisque près de quatre individus sur dix déclarent ne pas envisager le risque d’être un jour dépendant. Avoir dans son entourage une personne âgée dépendante tend cependant à réduire cette myopie, signe que le manque d’information est un frein majeur à l’adoption d’un comportement de couverture. Une première publication est prévue en fin d’année 2012.

CNAV. Newsletter Recherche sur le vieillissement. Juin 2012.

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