“Trouvez-moi des soins et un accompagnement adaptés”

Au Royaume-Uni, le Social Care Institute for Excellence (SCIE) développe un site Internet intitulé Find Me Good Care pour aider les personnes à choisir une prise en charge adaptée aux services sociaux pour adultes, proposant des liens vers les services de proximité, des spécialistes et des conseillers financiers indépendants, ainsi que des informations sur la qualité à attendre de l’accompagnement, les options possibles, le rôle des autorités locales, les coûts à payer. La combinaison de ces différents éléments permettra aux personnes de construire à partir de l’outil Internet un schéma individualisé de la prise en charge souhaitée. Ce site est développé en collaboration avec les usagers, les établissements et les autorités locales. Le site sera officiellement lancé à l’été 2012.

Entrée en établissement : quels facteurs prédictifs ?

L’entrée en établissement des personnes atteintes de démence n’est pas influencée par le sexe de la personne malade ou de l’aidant, mais par des facteurs décisifs de la situation d’aide, et notamment le recours à l’offre de répit. C’est ce que montre une étude randomisée menée par l’équipe d’Elmar Gräßel, de la clinique de psychiatrie et de psychothérapie de l’hôpital universitaire d’Erlangen (Allemagne), auprès de trois cent quatre-vingt-dix personnes vivant à domicile et suivis par cent vingt-neuf médecins généralistes (étude IDA-Initiative Demenzversorgung in der Allgemeinmedizin, réalisée en partenariat entre la caisse d’assurance santé AOK et les laboratoires Pfizer et Eisai).

Graessel E et al. Predictors of institutionalisation in dementia patients - the role of patients’ and caregivers’ gender. 20th European Congress of Psychiatry. AS11-02. Eur Psychiatry, 13 juin 2012. www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0924933812739858.

IDA-Initiative Demenzversorgung in der Allgemeinmedizin. www.projekt-ida.de/, 16 novembre 2011.

Des bénévoles pour mettre en œuvre des interventions psychosociales

Une étude de l’unité de recherche en santé mentale des personnes âgées à l’Université Monash de Victoria (Australie), menée auprès de dix-huit professionnels et trente-neuf bénévoles dans dix-sept maisons de retraite, montre que les interventions non médicamenteuses ne sont pas souvent mises en œuvre dans les établissements, malgré leur efficacité auprès des personnes atteintes de démence et présentant une agitation. Si les personnels évoquent un manque de temps, des bénévoles sont disponibles et se déclarent intéressés d’apprendre les nouvelles méthodes d’interaction avec les personnes malades.

van der Ploeg ES et al. The potential of volunteers to implement non-pharmacological interventions to reduce agitation associated with dementia in nursing home residents. Int Psychogeriatr, 22 mai 2012. www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22613048.

Le chagrin des aidants

Diana Chan, de l’unité de recherche en soins palliatifs Marie Curie de l’University College de Londres, propose une revue systématique de la littérature concernant les caractéristiques, la prévalence, les facteurs de risque et les conséquences du chagrin des aidants de personnes atteintes de démence, avant et après le décès. Le chagrin, qui peut être normal ou compliqué, est une réaction complexe à des pertes. Le chagrin anticipé (anticipatory grief), avant le décès, est associé à des pertes multiples pour les aidants (du compagnon, de la liberté personnelle et de la maîtrise de la situation) et pour la personne malade. Les éléments principaux sont l’ambigüité par rapport au futur, la colère, la frustration et la culpabilité. Le chagrin anticipé se manifeste le plus au stade modéré à sévère de la démence, en particulier au moment de l’entrée en établissement. La prévalence du chagrin anticipé est variable selon les études (entre 47% et 71%), et celle du chagrin compliqué après le décès d’environ 20%. La dépression de l’aidant s’accroît avec le chagrin anticipé. Etre conjoint aidant constitue le facteur prédictif le plus important du chagrin compliqué.

Chan D et al. Grief reactions in dementia carers: a systematic review. Int J Geriatr Psychiatry, 8 mars 2012. www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22407743.

Assurance dépendance : une prestation pour le répit des aidants

La nouvelle assurance dépendance du Crédit agricole propose aux aidants souscripteurs une prestation de services intitulée « répit de l’aidant », d’un montant de mille euros une fois par an, permettant aux aidants de payer une garde pour pouvoir s’absenter.

Retour haut de page