Les activités du Georgetown Center

Neuf tests cliniques pour mesurer l’efficacité des nouveaux traitements de la maladie d’Alzheimer sont actuellement organisés à la Georgetown University Medical Center’s Memory Disorders Clinic (Washington). Fondé en 1999 par le professeur de neurologie Paul Aisen, le Georgetown Center compte parmi les plus importants centres américains spécialisés dans les problèmes de la mémoire. Diverses méthodes de recherche y sont appliquées. Ainsi certaines équipes à l’instar de celle de la thérapeute Elisabeth Cockey, auteur d’un livre intitulé « Gertrude’s Cupboard », établissent des projets artistiques destinés à stimuler les capacités mentales et physiques des patients ; d’autres comme celle du Dr Aisen élaborent de nouvelles substances médicamenteuses. En juillet 2004, le Dr Aisen a rendu publics les résultats d’un essai clinique mené sur un nouveau médicament baptisé Alzhemed. Selon les tests réalisés auprès d’une cinquantaine de personnes, ce médicament réduit le niveau de molécules peptide amyloïde dans le cerveau. Ce test sera prochainement étendu à quelque mille personnes. Par ailleurs, leGeorgetown Center travaille en étroite collaboration avec le US National Institute of Health et plusieurs entreprises privées pour le développement de stratégies ciblant le peptide amyloïde. Enfin le Georgetown Center figure parmi les cinquante sites qui, aux Etats-Unis et au Canada, participent au Alzheimer’s Disease Neuroimaging Initiative, un projet au financement mixte doté de quelque soixante millions de dollars. Ce programme débutera en juin 2005 et s’étendra sur une durée de cinq années. 

The Washington Timeswww.washtimes.com, 29 mars 2005

Une main d’œuvre sans formation à l’origine de mauvais traitements

Une enquête menée par le ministère de la santé de Nouvelle-Zélande a révélé de nombreuses maltraitances commises par le personnel chargé d’assister les personnes vivant à domicile. Quelque quatre-vingts personnes recevant des soins à domicile ont répondu aux besoins de l’enquête. La plupart âgées, elles font état de mauvais traitements comme, par exemple, l’oubli toute une nuit par le personnel de leur personne sur les toilettes ou sur une chaise roulante. D’importants problèmes d’hygiène ont également été signalés. Le rapport du ministère pointe le manque de formation d’une main d’œuvre bon marché subissant un fort turnover. Un prestataire de services a ainsi avoué aux enquêteurs l’illettrisme de la grande majorité de son personnel. Le ministre associé à la Santé, Pete Hodgson, a proposé une augmentation des salaires du personnel ainsi que la mise en place de formations spécialisées.

Fairfax Newzealandwww.stuff.co.nz, 20 mars 2005

Halte à la malnutrition dans les maisons de retraite

Une étude présentée par l’Inspection de la Santé le 22 mars a révélé qu’un quart des maisons de retraite médicalisées n’accordait pas suffisamment d’importance à l’alimentation de leurs pensionnaires. Une autre enquête confirme que 30% des pensionnaires souffrent de malnutrition ou de déshydratation. Pourtant de nombreuses situations pourraient être évitées selon les enquêteurs. Certains aide-soignants ou médecins estimeraient en effet parfois à tort que les personnes âgées prennent elles-mêmes l’initiative de moins manger ou de moins boire. L’étude de l’Inspection de la santé a fait l’objet d’un débat télévisé le 17 mars 2005. Trois pensionnaires de maison de retraite sont dernièrement décédés aux Pays-Bas des suites de malnutrition.

Trouw, Amsterdam, www.trouw.nl, 18 mars 2005
NRC, Rotterdam, www.nrc.nl, 23 mars 2005

Une nouvelle ferme de soins ouvrira bientôt ses portes

La ferme “De Berghoeve” dans la ville de Haarle hébergera, à l’été 2006, dix-huit personnes âgées souffrant de la maladie d‘Alzheimer. Les nouveaux habitants résident actuellement dans la maison de retraite médicalisée « De Hartkamp ». Plutôt que d’agrandir ses propres locaux, la maison a opté pour le placement à la ferme d’une partie de ses pensionnaires. Les malades pourront ainsi se balader, se rendre au chenil et participer aux travaux des champs s’ils le souhaitent. Chaque pensionnaire disposera de sa propre chambre ainsi que d’un salon qu’il partagera avec quatre autres seniors de la résidence.

De Twentsche Courant Tubantia, Enschede, www.tctubantia.nl, 5 mars 2005

La fondation Alzheimer cherche des « copains » pour les personnes précocement touchées par la maladie d’Alzheimer

La fondation Alzheimer Nederland de la région d’Utrecht s’est lancée dans un programme baptisé « buddies ». Les « buddies » (« copains » en français) sont des personnes formées pour accompagner dans leur vie quotidienne les patients précocement atteints de la maladie d’Alzheimer. Ces accompagnateurs pourraient bien constituer une alternative aux maisons de retraite. Ces dernières ne sont en effet guère adaptées aux personnes d’un âge relativement jeune qui, du fait de la maladie, sont contraintes de renoncer soudainement à leur vie professionnelle, sociale voire familiale. L’idée de « copains » pour les personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer à un âge précoce s’inspire de l’organisation nationale des « buddies », créée dans les années quatre-vingt pour venir en aide aux personnes atteintes du Sida. 

Utrechts Nieuwsblad, Utrecht, www.utrechtsnieuwsblad.nl, 25 mars 2005

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