Les entreprises soutiennent les aidants

Un Américain sur trois s’occupe d’une personne âgée. Or 17% d’entre eux quittent leur travail pour mieux se consacrer à leur charge d’aidant et 15% réduisent leur temps de travail. La productivité des entreprises est ainsi indirectement touchée par l’aide aux proches. Chaque année, la baisse de productivité est estimée à 6 100 dollars par employé aidant. Aussi certaines entreprises ont-elles passé un contrat avec des prestataires de services pour délester les employés de leur charge d’aidant. En Floride, plusieurs employeurs ont fait appel au prestataire A Good Daughter basé dans la ville de Margate (www.agooddaughter.com).

Philips mise sur la recherche Alzheimer

La société Philips a construit un centre de recherches dans la ville de Cleveland aux Etats-Unis, qui se concentre sur les affections neurologiques comme la maladie d’Alzheimer, Parkinson et Multiple Sclerose. Le centre héberge le dernier modèle de scanner IRM développé par l’entité « Philips Medical Systems », le « Achieva 7.0T », qui permet d’effectuer des recherches cérébrales beaucoup plus pointues que celles que nous connaissons jusqu’aujourd’hui. Par conséquent, elles génèrent des images très détaillées qui peuvent aider les médecins à diagnostiquer et adapter le traitement.

Eindhovens Dagblad, Eindhoven, www.eindhovensdagblad, 22 juin 2005

Les maisons de retraite doivent s’adapter

Quelque 38% des résidents des maisons de retraite en Suisse souffrent d’une forme de démence, en particulier de la maladie d’Alzheimer pour 60% de ces pensionnaires. Au total, quatre-vingt neuf mille personnes en Suisse souffrent de l’une de ces pathologies. Ces chiffres placent les responsables et le personnel des maisons de retraite face à un nouveau défi : il leur faut adapter leurs structures à ces résidents particuliers, de plus en plus nombreux. Ces patients relèvent de soins spécifiques et d’un mode de vie adapté à leur pathologie. De fait, constatent les spécialistes, le modèle de la maison de retraite, d’une vie plutôt collective, ne convient pas à ces patients. A Bischofszell, dans le canton de Thürgau, l’association représentative des centres de long séjour envisage de faire construire de petites « unités de vie » regroupant des malades en petit nombre, dans un environnement protégé, à proximité immédiate des locaux de la maison de retraite mais toutefois séparées d’elle. 

St.Galler Tagblattwww.tagblatt.ch, 17 juin 2005

Changement de cap dans les structures d’accueil

L’Allemagne connaît le même problème que la Suisse (ci-dessus) et que la plupart de ses voisins. Dans les maisons de retraite, il arrive souvent que sept pensionnaires sur dix soient en bonne santé physique, mais atteints de graves troubles cognitifs, de démences ou de la maladie d’Alzheimer. Le défi est lancé d’adapter les structures d’accueil des personnes âgées à cette réalité, comme le soulignait à Berlin en juin dernier un congrès des professionnels du secteur (Pflegekongress). Certaines expériences sont observées à la loupe. Ainsi, celle de la maison de retraite de Ste Lucie, à Wesseling en Rhénanie du Nord-Westphalie. Pas d’étages, mais un ensemble de chambres regroupées autour d’un séjour-cuisine. Les pensionnaires peuvent se lever quand ils le veulent, manger à l’heure qu’ils veulent, et participent à l’entretien de la « maison ». Des résidents atteints de maladies neuro-dégénératives s’occupent de mettre le couvert, d’éplucher les légumes, de vider le lave-linge. La journée est ainsi bien remplie et « cadrée » par des responsabilités. Un an après cet aménagement, la moitié des pensionnaires ne prend plus de psychotropes, et tous les autres ont réduit les doses de cette pharmacopée. A Berlin, un projet commun regroupe cent cinquante initiatives semblables sous la dénomination « Un habitat autonome pour les vieux jours » (Selbsbestimmtes Wohnen im Alter). Il permet à des malades atteints de démences de vivre dans des appartements de location tout en bénéficiant des services d’assistance et de soins à domicile 24h/24, à raison d’un à deux professionnels pour six patients. D’autres prestations leur sont apportées, comme la compagnie d’un chien, des séances de musicothérapie…
Depuis avril, une association fédérale a été créée dans le but d’impulser d’autres projets d’habitat autonome pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou maladies apparentées. 

Die tageszeitungwwwww.taz.de, 18 juin 2005

Les entreprises s’engagent

De plus en plus d’entreprises s’engagent dans des initiatives auprès de la “société civile”. Ainsi le groupe Hertie (grands magasins) à Francfort a-t-il créé une fondation dotée de vint-deux millions d’euros, qui soutient dix-sept projets de recherche. Parmi ceux-ci figurent des projets de neurosciences, qui portent notamment sur les maladies neuro-dégénératives telles que les maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Un institut dédié à ces recherches (Institut de recherches cliniques sur le cerveau) a été construit à Tübingen (www.hih-tuebingen.de). 

Frankfurter Allgemeine Zeitungwww.faz.de, 5 juillet 2005

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