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Comment les pouvoirs publics répondent-ils à ce véritable défi ?

La maladie d’Alzheimer et les troubles apparentés sont devenus un véritable défi de santé publique pour une société vieillissante. Du fait de l’absence d’espoir thérapeutique (médicaments) immédiat, il apparaît désormais important de développer les interventions psychosociales autant à visée thérapeutique que pour améliorer la qualité de vie et de favoriser les réflexions et les initiatives dépassant les clivages du médical et du social.

Les trois plans Alzheimer successifs (2002-2004, 2004-2007 et 2008-2012) témoignent de la prise de conscience de ce problème et de la volonté de mettre en place des réponses adaptées.

Parmi les mesures du troisième plan, il faut souligner l’intérêt de plusieurs dispositifs novateurs (les MAIA ou maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades Alzheimer, les gestionnaires de cas, les plateformes de répit, les équipes spécialisées Alzheimer ou ESA..), mais aussi de nouvelles organisations des lieux de vie dans les maisons de retraite (pôles d’activités et de soins adaptés ou PASA, unités d’hébergement renforcées ou UHR) pour accueillir des personnes présentant des troubles psycho-comportementaux … Les aidants ont aussi été concernés par ce Plan avec la mise en place de formations spécifiques pour eux, une consultation médicale remboursée par l’assurance maladie obligatoire…

Un effort particulier a été consenti à la recherche en neurosciences, mais aussi, plus modestement, en sciences humaines et sociales. Une Fondation de coopération scientifique a été mise en place.

Le troisième plan Alzheimer s’est achevé officiellement en juin 2013 avec la présentation des résultats de l’évaluation de ce plan par le Pr. Joël Ankri et le Pr. Christine van Broeckhoven.

Un nouveau plan national de santé est en préparation ; ses contours exacts et son contenu ne sont pas clairement connus. Il s’agirait d’élargir ce nouveau plan aux maladies neurodégénératives.

Parce qu’il existe plus de 600 maladies neurodégénératives (selon la Commission européenne) avec des signes cliniques très variés, l’association France Alzheimer et la Fondation Médéric Alzheimer ont mené un travail de réflexion sur un périmètre cohérent de maladies neurodégénératives :